Planète
Un feu dévore la garrigue dans les Pyrénées-Orientales, 5 000 habitants évacués
Les pompiers affrontent un incendie géant dans le sud de la France, attisé par une sécheresse de l’air record et un vent violent. Près de 2 000 hectares…


Les pompiers affrontent un incendie géant dans le sud de la France, attisé par une sécheresse de l’air record et un vent violent. Près de 2 000 hectares sont déjà partis en fumée.
Depuis dimanche, les Pyrénées-Orientales vivent au rythme d’un brasier d’une rare intensité. Canadairs, Dash et hélicoptères bombardiers d’eau tournent sans relâche au-dessus des collines embrasées. À terre, 700 pompiers luttent avec des lances contre les flammes. Mais le feu ne se laisse pas dompter. Il a déjà parcouru 2 000 hectares, et le pire est redouté par les autorités. Le préfet parle d’une « guerre » contre l’incendie, une guerre rendue presque impossible par des conditions météo extrêmes.
Ce qui rend la situation si critique, c’est la combinaison mortelle de trois facteurs. La tramontane souffle sans répit, la chaleur pèse sur le massif, et surtout l’air est d’une sécheresse inédite. Le directeur des pompiers du département l’affirme : l’hygrométrie est passée sous les 10 %, un niveau « jamais vu » dans ce secteur. Résultat, la végétation s’enflamme au moindre contact, et les flammes se réactivent même après le passage des avions qui déversent 6 000 litres d’eau à chaque largage. Les flancs droit et gauche du feu repartent sans cesse, comme si l’eau n’avait aucun effet.
Les habitants en font les frais. Dimanche, le scénario redouté s’est réalisé : le feu a gagné le massif des Aspres, une zone aride et difficile d’accès. Aussitôt, l’ordre d’évacuation a été donné pour environ 5 000 personnes réparties dans une quinzaine de villages. Puis, dans la soirée, ce sont les 5 000 habitants d’Ille-sur-Têt qui ont dû quitter leur domicile. Dans la commune, l’air sent le brûlé, le vent charrie des cendres. Un garçon de 12 ans, réfugié dans un gymnase avec ses trois chiens, montre sur son téléphone les images d’un paysage rougeoyant filmé pendant la nuit. Le maire décrit des « flammèches » qui sautent et ravivent le feu là où on le croyait éteint. La journée de lundi s’annonce tout aussi dure : une « nouvelle nuit de lutte » se prépare, et la bataille est loin d’être gagnée.
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