Faits Divers
Assurance obsèques les pièges à éviter pour ne pas perdre son argent
Un contrat sur trois présenterait des anomalies selon une enquête officielle. Voici comment repérer les arnaques et protéger ses proches.

Un contrat sur trois présenterait des anomalies selon une enquête officielle. Voici comment repérer les arnaques et protéger ses proches.
Vous pensiez que souscrire une assurance obsèques était une simple formalité pour soulager votre famille ? Détrompez-vous. Le secteur est dans le viseur des autorités. La Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a passé au crible 69 opérateurs. Résultat : 23 d’entre eux, soit quasiment un tiers, ont été épinglés pour des manquements. Des documents incomplets, des prix mal affichés, des clauses abusives ou encore des pratiques trompeuses. Certains courtiers ont même été signalés pour des méthodes douteuses. Un constat qui doit vous inciter à la plus grande prudence avant de signer quoi que ce soit.
Concrètement, il existe deux grandes familles de contrats. Le premier est une simple assurance vie en capital. Elle rembourse les frais d’obsèques mais ne prévoit aucune organisation concrète des funérailles. Le second, appelé « convention obsèques », prend en charge à la fois le financement et l’organisation. Les arnaqueurs jouent souvent sur cette méconnaissance pour vous vendre un produit inadapté ou trop cher. Méfiez-vous aussi des offres trop alléchantes : un capital décès très élevé pour une prime très basse, c’est souvent le signal d’une escroquerie. Et ne croyez pas aux promesses de remboursement ou d’indemnités miraculeuses par téléphone ou par mail.
Le phishing, ou hameçonnage, est l’une des techniques les plus répandues. On vous contacte par email ou par téléphone en se faisant passer pour un conseiller. Des questions sur vos contrats ? Ne donnez jamais vos mots de passe ou vos coordonnées bancaires. Un vrai professionnel ne vous les demandera pas. Avant de partager la moindre information, vérifiez l’identité du prestataire. Appelez directement la compagnie d’assurance concernée ou l’autorité de contrôle. Ne cliquez jamais sur les liens d’emails douteux. Et pour s’assurer qu’un contrat existe vraiment, vous pouvez le vérifier auprès de l’AGIRA, l’association qui centralise les informations sur les risques en assurance. Si vous avez déjà été victime d’une arnaque, signalez-la sur le site masecurite.interieur.gouv.fr ou portez plainte en ligne ou au commissariat. La DGCCRF recommande de rester vigilant et de continuer à surveiller ce secteur. Un bon réflexe : consulter Signal Conso pour voir si d’autres consommateurs ont signalé des problèmes sur un opérateur donné. Mieux vaut prendre quelques minutes pour vérifier que perdre des années d’économies.
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