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3 euros par colis ce que change vraiment la nouvelle taxe européenne sur les achats en ligne

À partir de ce mercredi, les petits paquets achetés sur Shein, Temu ou AliExpress ne passeront plus entre les mailles du filet douanier. L’Union…

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3 euros par colis ce que change vraiment la nouvelle taxe européenne sur les achats en ligne

À partir de ce mercredi, les petits paquets achetés sur Shein, Temu ou AliExpress ne passeront plus entre les mailles du filet douanier. L’Union européenne veut mettre fin à un système jugé injuste pour les commerçants et risqué pour les consommateurs.

Jusqu’ici les petits colis importés dans l’UE et d’une valeur inférieure à 150 euros ne payaient aucun droit de douane. Résultat en 2024 plus de 4,6 milliards de ces paquets sont entrés sur le marché européen, soit 145 chaque seconde. Et dans 91% des cas ils venaient de Chine. Face à cette avalanche, les douaniers ne pouvaient quasiment pas vérifier si les produits respectaient les normes européennes de sécurité. Des jouets toxiques, des chargeurs électriques dangereux ou des cosmétiques non conformes pouvaient ainsi atterrir directement dans les boîtes aux lettres des consommateurs sans aucun contrôle.

La nouvelle règle est simple chaque colis d’une valeur inférieure à 150 euros sera désormais taxé à hauteur de 3 euros. Attention ce n’est pas 3 euros par paquet mais bien 3 euros par catégorie d’articles à l’intérieur du colis. Si vous commandez un t-shirt et une paire de chaussures dans le même envoi, vous paierez deux fois la taxe. Si vous commandez dix t-shirts identiques, vous ne la paierez qu’une seule fois. Cette bizarrerie administrative vient de la façon dont l’Union européenne calcule les droits de douane. La mesure est temporaire elle doit durer jusqu’à une grande réforme douanière prévue dans deux ans. D’ici novembre s’ajouteront des frais de traitement d’environ deux euros par colis, qui serviront à financer les contrôles dans les ports et les aéroports.

Qui va vraiment payer cette taxe Sur le papier ce sont les entreprises importatrices ou les plateformes de vente qui doivent s’en acquitter. Mais en pratique elles sont libres de répercuter le coût sur le client final. La seule condition légale est que le prix total, taxes comprises, soit clairement affiché au moment de la commande. Les associations de consommateurs mettent déjà en garde contre d’éventuelles entourloupes. Pas question que des frais cachés apparaissent après l’achat. Bruxelles promet aussi de surveiller les tentatives de contournement de certaines plateformes qui pourraient faire transiter leurs colis par des pays comme la Suisse pour éviter la taxe. Une pratique déjà interdite car les droits de douane se calculent sur le pays d’origine du produit, pas sur le pays d’expédition. Parallèlement plusieurs géants du e-commerce construisent d’énormes entrepôts en Europe. Une façon d’importer des produits en gros par palettes entières. Dans ce cas la valeur totale dépasse 150 euros, la taxe de 3 euros ne s’applique pas. Mais ces marchandises tombent alors sous le régime normal des droits de douane. Pour les douanes européennes, c’est une bonne nouvelle pouvoir contrôler des cargaisons entières d’un même produit est bien plus efficace que d’inspecter des millions de petits colis hétéroclites.

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