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Washington et Jérusalem confient à un général américain le désarmement du Hamas

Israël et les États-Unis ont scellé un accord pour que l’armée américaine supervise le dépôt des armes du Hamas. Benjamin Netanyahu exclut tout retrait de…

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Washington et Jérusalem confient à un général américain le désarmement du Hamas

Israël et les États-Unis ont scellé un accord pour que l’armée américaine supervise le dépôt des armes du Hamas. Benjamin Netanyahu exclut tout retrait de Gaza tant que cette opération n’est pas menée.

La rencontre a eu lieu lundi entre Benjamin Netanyahu et Jared Kushner, l’émissaire de Donald Trump. Un haut responsable israélien a révélé que les deux hommes s’étaient mis d’accord sur une étape obligatoire pour la bande de Gaza. Le Hamas devra remettre toutes ses armes, et un général américain supervisera leur destruction. Aucun redéploiement ni aucune reconstruction ne pourront commencer avant la fin de ce processus. Le premier ministre israélien l’a dit clairement, pas de retrait des troupes tant que le mouvement n’a pas été désarmé sur tout le territoire.

Ce plan s’inscrit dans une feuille de route américaine présentée cet été pour sortir de la guerre. Le Hamas y avait donné son accord fin juillet, en acceptant le principe du désarmement et la création d’un organe de technocrates palestiniens chargés d’administrer le territoire. Mais Benjamin Netanyahu avait rejeté ce texte, jugeant qu’il ne garantissait pas un désarmement réel. Dimanche, Jared Kushner a eu une rencontre directe et exceptionnelle avec des membres de la direction du Hamas. Il a répété que le mouvement ne devait avoir aucun rôle futur dans la gouvernance de Gaza et a demandé des preuves concrètes du dépôt des armes.

Cette position israélienne est loin de faire l’unanimité. Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, membre de l’extrême droite alliée au premier ministre, réclame au contraire une intensification des frappes. Il a suggéré des éliminations ciblées chaque nuit, parlant de dizaines de personnes à abattre. Depuis le cessez-le-feu d’octobre, la violence a baissé sans s’arrêter. Les deux camps s’accusent mutuellement de violer la trêve, et les bilans restent lourds des deux côtés, avec au moins 1.265 Palestiniens tués selon le ministère de la Santé local, tandis que l’armée israélienne a perdu cinq soldats et un employé de son ministère de la Défense.

L’émissaire américain ne s’est pas contenté de voir les responsables israéliens. Il s’est aussi rendu en Égypte et a échangé avec des représentants du Qatar et de la Turquie, les principaux médiateurs de la région. Les États-Unis, qui ont longtemps refusé de parler directement au Hamas, ont changé leur approche pour tenter de mettre un terme à ce conflit dévastateur. Mais les conditions posées par Israël compliquent la suite, et le Hamas, de son côté, réclame des pressions sur le premier ministre israélien pour débloquer la deuxième phase du plan américain. Jared Kushner était accompagné de Tony Blair, l’ancien Premier ministre britannique, membre du Conseil de paix créé par Donald Trump.

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