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Rangoun sous la menace du choléra, les autorités confirment l’épidémie

500 personnes ont été hospitalisées pour des diarrhées sévères dans la capitale birmane. Près de 150 cas ont été testés positifs au choléra, une première…

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Rangoun sous la menace du choléra, les autorités confirment l'épidémie

500 personnes ont été hospitalisées pour des diarrhées sévères dans la capitale birmane. Près de 150 cas ont été testés positifs au choléra, une première depuis le début de la vague.

Le choléra s’est invité à Rangoun. Les autorités régionales l’ont confirmé lundi, après plus d’une semaine d’hospitalisations massives. Depuis le 9 août, 500 personnes sont arrivées à l’hôpital avec une diarrhée aiguë, le principal symptôme de la maladie. Les tests rapides ont révélé 149 cas positifs. Neuf d’entre eux ont été confirmés en laboratoire comme étant la bactérie Vibrio cholerae.

Cette maladie se transmet par l’eau et les aliments contaminés. Elle déshydrate le corps à toute vitesse. Une simple réhydratation suffit souvent à soigner les malades, et des antibiotiques aident dans les cas graves. Mais sans traitement rapide, le choléra peut tuer en quelques heures. Jeudi soir, plus d’une centaine de nouveaux patients ont été admis d’un coup. Le rythme semble toutefois ralentir depuis, selon le ministre des Affaires sociales de la région.

Un homme de 92 ans est mort après son admission. Mais les autorités précisent que son décès est lié à des problèmes cardiaques et pulmonaires déjà présents, pas au choléra. Les équipes sanitaires multiplient les surveillances dans les zones touchées pour freiner la propagation. Derrière cette épidémie, il y a un pays exsangue. La Birmanie vit sous une guerre civile depuis plus de cinq ans, avec plus de 100.000 morts. Les hôpitaux et les infrastructures sont en ruine. L’Organisation mondiale de la Santé rappelle que le choléra est un marqueur des inégalités et du manque de développement social et économique. À Rangoun, cette réalité vient de frapper aux portes des hôpitaux.

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