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Hakainde Hichilema garde la Zambie pour un second mandat sous tension

Le président sortant est réélu avec environ 60% des voix. Son adversaire crie à la fraude et des arrestations assombrissent le scrutin

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Hakainde Hichilema garde la Zambie pour un second mandat sous tension

Le président sortant est réélu avec environ 60% des voix. Son adversaire crie à la fraude et des arrestations assombrissent le scrutin

Il était attendu, il est arrivé. Hakainde Hichilema, le chef de l’Etat zambien, a été confirmé dans ses fonctions pour un nouveau mandat. Les autorités électorales ont annoncé dans la nuit qu’il rassemblait environ 60% des suffrages, une avance définitive sur son rival Brian Mundubile, crédité de près de 38%. Cinq circonscriptions n’avaient pas encore livré leurs résultats, mais sans pouvoir changer l’issue du vote.

La victoire est nette sur le papier. Dans la rue, elle s’est fêtée en rouge, la couleur du parti au pouvoir, avec des chants, des danses et des pétards à Lusaka, la capitale. Le président réélu a adressé un message aux électeurs qui ne l’ont pas choisi, promettant de continuer à travailler pour eux. Pourtant, l’ambiance n’a pas toujours été à la fête. Brian Mundubile, un ancien ministre, a dénoncé sans preuve des procès-verbaux falsifiés. Le dépouillement a même été suspendu pendant plusieurs heures après des violences signalées.

Les tensions ont marqué toute la campagne. La semaine du scrutin, onze personnes ont été arrêtées, dont six figures de l’opposition. Le gouvernement évoque une milice présumée, mais le parti de Brian Mundubile rejette ces accusations et assure qu’un parlementaire a été blessé. Ce climat est inhabituel pour la Zambie, un pays d’Afrique australe réputé pour ses transferts de pouvoir paisibles depuis le retour au multipartisme en 1991. Les observateurs étrangers, notamment ceux de l’Union européenne, se sont inquiétés de ces incidents.

Reste l’économie, grande promesse de ce second mandat. Hakainde Hichilema met en avant la restructuration de la dette et le recul de l’inflation. La croissance est revenue, c’est vrai, mais elle ne profite pas encore à tout le monde. Plus de 70% des 22 millions de Zambiens vivent avec moins de trois dollars par jour, un chiffre qui rappelle l’ampleur du défi du président pour les années à venir.

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