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126 plaintes accusent Epil House de brûlures et d’escroqueries au laser

Des séances d’épilation au laser ont laissé des marques irréversibles sur des dizaines de clientes. Un collectif de 126 plaignantes s’est constitué pour…

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126 plaintes accusent Epil House de brûlures et d'escroqueries au laser

Des séances d’épilation au laser ont laissé des marques irréversibles sur des dizaines de clientes. Un collectif de 126 plaignantes s’est constitué pour dénoncer les pratiques du réseau Epil House.

Les plaintes, déposées à Paris, dénoncent des brûlures au second voire au troisième degré, des prestations interrompues sans remboursement et des menaces. L’une des clientes, une quinquagénaire, raconte ses séances en région parisienne. Après deux rendez-vous sans problème, la troisième séance a tourné au cauchemar. Le laser a été réglé au maximum, provoquant des marques rouges immédiates. Son médecin a diagnostiqué une brûlure entre le second et le troisième degré. Aujourd’hui, elle cache encore ses cicatrices sous des tatouages, mais le regard des autres la fait souffrir. Une autre cliente témoigne d’un manque total d’hygiène dans les salons, sans désinfection ni protection sur les fauteuils.

Le problème ne se limite pas à un salon. Le personnel changeait à chaque visite, sans qualification ni formation adaptée. Un syndicat de médecins esthétiques pointe un vide juridique lié à une directive européenne qui autorise l’utilisation des lasers sans contrôle médical strict. Les centres ont fermé les uns après les autres, laissant des clientes sans nouvelles ni remboursement. Des courriers s’accumulent sous les rideaux métalliques. Les réclamations restent sans réponse. Un collectif d’aide aux victimes d’influenceurs dénonce un système dangereux et généralisé où des techniciens non formés manipulent des appareils qui peuvent gravement blesser.

Plusieurs influenceurs avaient fait la promotion d’Epil House, attirant des clientes avec des réductions. Une influenceuse affirme aujourd’hui qu’elle n’aurait jamais accepté cette collaboration si elle avait su. L’avocate des plaignantes estime que le rôle des influenceurs doit être examiné. Derrière ces plaintes, c’est tout un système qui est dénoncé. Des réseaux montés rapidement, qui encaissent beaucoup d’argent puis disparaissent soudainement. Les victimes attendent surtout de savoir qui est responsable et demandent des comptes à la justice. Plus de 260 personnes se sont déjà manifestées pour porter plainte à leur tour.

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