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Washington et Téhéran s’affrontent de nouveau, la trêve s’effrite

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Dans la nuit de mardi à mercredi, les États-Unis et l’Iran se sont attaqués mutuellement, remettant en cause le fragile cessez-le-feu signé le 8 avril. Le Koweït a suspendu le trafic à son aéroport après une attaque de drones attribuée à Téhéran.

Les hostilités ont repris de plus belle autour du détroit d’Ormuz, cette voie maritime stratégique pour le pétrole. L’Iran a lancé plusieurs missiles vers des pays du Golfe. Le commandement américain pour le Moyen-Orient assure que tous ont raté leur cible. Deux projectiles tirés vers le Koweït seraient tombés avant d’atteindre le sol ou se seraient désintégrés en vol. Trois autres, destinés à Bahreïn, auraient été interceptés. Une attaque de drones a visé l’aéroport koweïtien, faisant plusieurs blessés et des dégâts. En représailles, l’armée américaine a mené des frappes de défense sur l’île iranienne de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz.

De son côté, l’Iran rejette la responsabilité sur Washington. Les Gardiens de la Révolution affirment avoir riposté à deux attaques américaines. La première visait un pétrolier iranien près du détroit d’Ormuz. Téhéran dit avoir répliqué en ciblant un navire lié à Israël et aux États-Unis. La seconde concernait une frappe sur une tour de télécommunication à Qeshm. En réponse, l’Iran a attaqué un pays de la région non nommé et le siège de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn. Les Gardiens menacent désormais d’ouvrir de nouveaux fronts. Sur le plan diplomatique, la situation reste confuse. Des médias iraniens annoncent une suspension des pourparlers indirects avec les États-Unis en raison de l’offensive israélienne au Liban. Mais Donald Trump a démenti, assurant que les discussions se poursuivent sans interruption. L’accord semble pourtant loin. Le président américain a durci ses exigences, notamment sur une reprise des négociations nucléaires. L’Iran veut traiter ce dossier plus tard et pose un cessez-le-feu au Liban comme condition préalable.

Le Liban est justement au cœur des tensions. Les délégations israéliennes et libanaises doivent se retrouver à Washington pour de nouvelles négociations. Une frappe a visé une voiture près de Beyrouth. La veille, cinq personnes ont été tuées et 48 blessées par un bombardement sur l’hôpital public de Tebnine. L’armée libanaise a dû se déployer dans un quartier chrétien de Tyr pour rassurer les habitants après des menaces israéliennes. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio assure qu’un accord de paix serait possible dès demain sans l’obstacle du Hezbollah. Pendant ce temps, la guerre a déjà fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et continue d’ébranler l’économie mondiale.

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