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Washington et Téhéran échangent des frappes le fragile cessez-le-feu menace de céder

Les États-Unis ont bombardé des sites iraniens après l’attaque d’un cargo dans le détroit d’Ormuz. L’Iran a riposté en visant des cibles américaines dans…

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Washington et Téhéran échangent des frappes le fragile cessez-le-feu menace de céder

Les États-Unis ont bombardé des sites iraniens après l’attaque d’un cargo dans le détroit d’Ormuz. L’Iran a riposté en visant des cibles américaines dans le Golfe, mettant à l’épreuve l’accord signé il y a quelques jours.

L’escalade est rapide. Samedi, l’Iran a annoncé avoir attaqué des positions américaines dans le Golfe en réponse aux frappes menées la veille par Washington sur son territoire. Ces bombardements américains étaient les premiers depuis la signature du protocole d’accord entre les deux pays le 17 juin. Ils visaient des sites de stockage de missiles, des drones et des radars côtiers iraniens, selon l’armée américaine, qui les justifiait comme une riposte à l’attaque d’un navire commercial ayant franchi le détroit d’Ormuz.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de Téhéran, ont prévenu que toute nouvelle agression entraînerait une réponse encore plus large. De son côté, le vice-président américain JD Vance a estimé sur X que l’Iran avait signé un cessez-le-feu et que la violence ne pouvait qu’engendrer de la violence. Donald Trump a qualifié l’attaque du cargo de violation stupide de l’accord, alors que les deux parties sont entrées dans une phase de soixante jours de négociations pour un accord final.

Malgré les frappes, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz se poursuit. L’Iran avait rouvert cette voie stratégique après l’accord du 17 juin, mais exige désormais que tout navire soumette une demande de transit 48 heures à l’avance. Vendredi, 29 navires commerciaux ont franchi le détroit, dont 17 par une route longeant les côtes d’Oman, non approuvée par Téhéran. Le processus d’évacuation des quelque 600 navires et 11 000 marins bloqués dans le Golfe, suspendu après l’attaque du cargo, devrait reprendre dès que des garanties de sécurité seront obtenues, selon l’Organisation maritime internationale.

Sur un autre front, Washington a publié un accord-cadre entre Israël et le Liban, sous égide américaine, visant une paix et une sécurité durables. Benjamin Netanyahu a affirmé que son armée resterait dans le sud du Liban tant que le Hezbollah ne serait pas désarmé. Le président libanais Joseph Aoun y voit un premier pas vers la restauration de la souveraineté du pays, mais un député du Hezbollah a dénoncé un accord qui pourrait mener à une guerre civile si les autorités tentaient de l’imposer de force. Ce rapprochement entre Israël et le Liban intervient alors que l’Iran, qui soutient le Hezbollah, voit ses propres négociations avec les États-Unis menacées par les nouvelles frappes.

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