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Violences : 366 agressions déclarées contre des pharmaciens en 2022

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Violences : 366 agressions déclarées contre des pharmaciens en 2022

L’Ordre national des Pharmaciens a recensé 366 agressions déclarées en 2022, soit « en moyenne un pharmacien agressé chaque jour en France », pointant un « phénomène préoccupant ». Le principal motif d’agression est le refus de dispenser certains médicaments.

Dans un bilan annuel sur la sécurité des pharmaciens, qui recense les déclarations d’agression des professionnels sur le formulaire de l’Ordre, l’organisme rapporte 366 agressions (verbales, physiques ou vols), dont 14 en outre-mer. Dans le détail, il fait état de 355 déclarations d’agressions en officine, 6 en laboratoire de biologie médicale et 5 en pharmacie à usage intérieur (PUI).

« Si le pic de 600 agressions déclarées dans le contexte de la crise sanitaire tend à se résorber, les données traduisent néanmoins une augmentation de 17 % par rapport à 2019 », avant la pandémie, note l’Ordre dans un communiqué.

Des violences « principalement liées à un refus de dispensation »

En officine, « les violences verbales et physiques représentent 70 % des déclarations, dont près de 8 % sont encore en lien avec la crise sanitaire [port du masque, vaccination, tests antigéniques] », précise l’Ordre. En 2021, la part des agressions liées au Covid était de 28 %.

Les violences verbales et physiques sont « principalement liées à un refus de dispensation », ajoute le bilan, qui précise que la majorité des agressions subies est sans gravité (95,8 %).

Et « ce phénomène d’insécurité touche l’ensemble du territoire national comme en témoignent les 30 % d’agressions dans des officines localisées dans des communes de moins de 5 000 habitants ».

L’Ordre « engage vivement les pharmaciens victimes de tout type d’agression à déposer plainte », notant que « cette année encore, 44 % des pharmaciens déclarants ne déposent pas de plainte, notamment par manque de temps, peur de représailles ou estimant que cela n’est pas nécessaire ».

France

Serge Klarsfeld prêt à voter RN, une déclaration qui choque ses pairs et les survivants de la Shoah

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Serge Klarsfeld prêt à voter RN, une déclaration qui choque ses pairs et les survivants de la Shoah

Le militant de la mémoire de la Shoah, surnommé « le chasseur de nazis », a indiqué être prêt à voter pour le RN, suscitant la colère de ses pairs et des survivants de camps de concentration.

Une déclaration qui a surpris et choqué. Serge Klarsfeld, militant de la mémoire de la Shoah, membre de la Fédération des fils et filles de déportés juifs de France, a déclaré samedi 15 juin, sur LCI, qu’il n’aurait « pas d’hésitation » à voter pour le RN. Le parti d’extrême droite a, selon lui, « fait sa mue », quand LFI a fait le chemin inverse, développant « des relents antisémites et un violent antisionisme ».


Les propos de Serge Klarsfeld, que l’on surnomme « le chasseur de nazis », ont choqué ses pairs ainsi que les survivants des camps de concentration et leurs proches. Il a tenté de dissiper le malaise en assurant, auprès du Parisien lundi, qu’il « voterait comme d’habitude pour le parti centriste » dans le VIIIe arrondissement de Paris, car la balance RN/LFI n’y est pas présente. Ce qui n’est pas le cas dans de nombreux bureaux de vote. « La plupart des Français n’auront pas ce privilège et seront confrontés à des duels entre le Nouveau Front populaire et le Rassemblement national. Et il n’y a pas photo : le RN soutient les Juifs et Israël, l’extrême gauche est redevenue antisémite », a-t-il alors martelé.

Selon Laurent Joly, auteur du livre La Rafle du Vél d’Hiv : Paris, juillet 1942, Serge Klarsfeld commet une « lourde erreur » et il préfère « se souvenir du combat de toute une vie de Klarsfeld, que cet égarement ne saurait entacher », a-t-il déclaré auprès du Parisien.

« Il a fait un beau cadeau à la fille Le Pen. C’est lamentable », a de son côté réagi une survivante des camps de concentration auprès du quotidien francilien. « C’est une insulte aux morts de la Shoah », a pour sa part commenté Gilette, 79 ans, une femme de confession juive, née en 1944. Shimon, qui vit dans un quartier cosmopolite et multiconfessionnel de Créteil, est aussi fermement opposé à l’avis de Serge Klarsfeld : « Élire le RN, c’est le meilleur moyen d’attiser des tensions qui n’existent pas ici. »

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Société

Ecole inclusive: une réforme annoncée inquiète les associations

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Ecole inclusive: une réforme annoncée inquiète les associations

Une réforme annoncée inquiète les associations, qui craignent une évaluation insuffisante des besoins spécifiques.

À l’aube de la rentrée scolaire 2024, une réforme visant à améliorer l’accueil des élèves handicapés dans les établissements scolaires est sur le point de voir le jour. Annoncée en mai, cette initiative introduit les pôles d’appui à la scolarité (PAS), composés d’un enseignant référent et d’un éducateur spécialisé. Ces pôles sont destinés à évaluer les besoins des élèves en situation de handicap et à leur fournir des aides techniques adaptées. Cependant, cette perspective suscite des inquiétudes parmi les familles et les associations concernées.

Malgré la dissolution récente de l’Assemblée nationale et les incertitudes politiques à l’approche des élections du 7 juillet, le ministère des Personnes handicapées a confirmé la mise en œuvre progressive des PAS dès la rentrée, avec une expérimentation dans quatre départements avant une généralisation prévue par une future loi. L’objectif affiché est clair : passer de la simple intégration à une véritable inclusion, en apportant des solutions concrètes et rapides aux besoins des élèves handicapés.

Actuellement, les parents doivent constituer un dossier médical et le soumettre à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) pour une reconnaissance administrative du handicap et la détermination des aides nécessaires. Ce processus, souvent qualifié de « parcours du combattant », est coûteux et lent, retardant la prise en charge adéquate des enfants et leur scolarité. Les PAS promettent de simplifier cette démarche en permettant l’attribution directe de matériel adapté (tablette braille, ordinateurs, etc.) et en facilitant les interventions de professionnels de santé au sein des établissements scolaires, avec l’accord des parents.

Nathalie Groh, présidente de la Fédération française des Dys, voit dans cette réforme une avancée significative. « Une maman d’enfant ‘dys’ sur deux réduit son temps de travail pour accompagner son enfant chez divers spécialistes », explique-t-elle, soulignant l’intérêt de la coopération entre enseignants et professionnels de santé. Cependant, elle exprime aussi des réserves : « Ce n’est pas l’enseignant ou l’éducateur qui peut diagnostiquer un trouble. Ce rôle doit revenir à des professionnels de la médecine. »

Cette méfiance est partagée par Audrey Chanonat du Syndicat national des personnels de direction de l’Education nationale (SNPDEN). « La plupart des enseignants ne sont pas suffisamment formés au handicap, certains pas du tout », déclare-t-elle. Cette lacune dans la formation des enseignants est également pointée du doigt par de nombreuses familles, comme celle d’Elodie Villelongue, mère de deux enfants suivis pour des troubles du déficit de l’attention et du spectre autistique, qui regrette le manque de compréhension et de soutien de l’école maternelle.

Pour Danièle Langloys, présidente d’Autisme France, le risque de laisser la main à l’Éducation nationale est réel : « Un très grand nombre d’enfants ne vont pas à l’école, ou de façon très partielle, en raison des réticences des enseignants à les accueillir ». Christine Getin, directrice de l’association Hypersupers TDAH, abonde dans ce sens : « Quand le pouvoir de décision est exercé par l’Éducation nationale, il est fréquent que les parents n’obtiennent pas les aménagements nécessaires. »

Face à ces critiques, certains voient tout de même un potentiel positif dans la réforme. « Les MDPH décidaient des aides à attribuer sans connaître les moyens dont disposait l’Éducation nationale. Les PAS pourraient être positifs s’ils permettent d’adapter les propositions aux moyens existants », argue Mme Chanonat. Les familles pourront toujours saisir directement la MDPH si elles ne sont pas satisfaites du dispositif prescrit par l’Éducation nationale.

Toutefois, pour beaucoup, la clé du succès réside dans l’amélioration du fonctionnement des MDPH et dans une meilleure formation initiale et continue des enseignants sur le handicap. Seule une approche véritablement inclusive, bien coordonnée et informée, permettra d’assurer un accueil digne et efficace pour tous les élèves en situation de handicap.

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Régime : Attention aux dérives des influenceurs

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Régime : Attention aux dérives des influenceurs

Sur les réseaux sociaux, des influenceurs en quête de visibilité expérimentent les régimes minceur les plus populaires du moment pour perdre rapidement des kilos.

Sur les réseaux sociaux, des influenceurs en quête de visibilité expérimentent les régimes minceur les plus populaires du moment pour perdre rapidement des kilos. Parmi eux, le jeûne intermittent et la monodiète de pommes, des tendances qualifiées de « mortifères » et risquées par les spécialistes.

« Tu te réveilles, et tu ne manges absolument rien, puis c’est enfin l’heure du déjeuner, et là tu peux devenir dingue et manger tout ce que tu veux! », clame une jeune femme dans une vidéo TikTok en anglais, aimée plus de 45.000 fois. On la voit alors s’empiffrer de charcuterie, pommes de terre et sandwichs après une matinée de jeûne total. Une influenceuse française recommande la même technique, ajoutant l’usage d’une gélule coupe-faim avec un code promo. Quelques mois auparavant, elle affirmait avoir perdu trois kilos en trois jours en ne mangeant que des pommes.

Ces diètes extrêmes destinées à attirer l’attention des internautes sont vivement critiquées par Pierre Azam, médecin nutritionniste et fondateur de l’observatoire de l’obésité. Il pointe du doigt les algorithmes qui poussent les utilisateurs d’un régime extrême à un autre, créant une spirale d’informations contradictoires et dangereuses, surtout pour les jeunes cherchant à perdre du poids rapidement.

La pratique du jeûne intermittent nocturne, qui consiste à respecter une pause de 16 heures entre le dîner et le premier repas du jour suivant, peut présenter des avantages mais n’est pas adaptée à tout le monde. « On ne peut pas copier-coller le même régime stéréotypé à des gens en surpoids à cause du stress, d’autres qui prennent des médicaments… », explique Arnaud Cocaul, médecin nutritionniste à l’AP-HP.

Chaque jour, le Dr Cocaul rencontre des patients qui enchaînent régimes et prises de poids. Selon une étude de l’Anses, 95% des régimes échouent sur le long terme, les personnes reprenant souvent le poids perdu. « La plupart des régimes sont basés sur l’interdit et la frustration, et l’organisme a horreur qu’on le violente », souligne-t-il. Il privilégie des programmes de rééquilibrage alimentaire, tels que Weight Watchers, qui évitent les interdictions strictes.

Pierre Azam met également en garde contre les injonctions « mortifères » de certains influenceurs, focalisées sur une perte de poids rapide et facile, sans considération pour la santé. « Notre corps est vivant, il est plein de protéines. Si on se sèvre trop, on risque de perdre de la masse maigre, donc attaquer la constitution des organes et développer des troubles hormonaux, des troubles digestifs, des pathologies au long cours », prévient-il.

Il exprime aussi son inquiétude pour les personnes vulnérables, susceptibles de développer des troubles du comportement alimentaire, tels que l’anorexie ou la boulimie, sous l’influence de ces discours. En cas de surpoids, le médecin traitant ou un spécialiste doit être le premier recours. Les professionnels de santé insistent sur l’importance d’une éducation alimentaire dès les premiers jours de vie, voire dès la période in utero, pour prévenir les problèmes de poids et favoriser une alimentation équilibrée tout au long de la vie.

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