Nous rejoindre sur les réseaux

News

Une élue de Molenbeek déclenche une tempête politique en accusant un parti de banaliser le racisme anti-voile

Article

le

Des propos jugés excessifs par l’opposition, tandis que la polémique gagne la scène nationale belge.

Une séance du conseil communal de Molenbeek-Saint-Jean a donné lieu à des échanges particulièrement tendus fin août, après les accusations portées par une élue locale à l’encontre du Mouvement réformateur. Saliha Raïss, conseillère communale issue des rangs socialistes, a fustigé l’attitude du parti libéral qu’elle accuse de tolérer, sur ses réseaux sociaux, des commentaires racistes visant spécifiquement les femmes portant le voile.

L’élue a vivement dénoncé ce qu’elle considère comme une forme de complicité par l’inaction, estimant que la modération insuffisante de ces publications participe à la banalisation du racisme. Ses déclarations, relayées par plusieurs médias, ont immédiatement suscité des réactions contrastées.

Du côté de l’opposition, les critiques n’ont pas tardé. Didier Millis, élu du MR, a fermement rejeté ces accusations tout en reconnaissant certains retards dans la modération des contenus en ligne. Il a tenu à rappeler son engagement personnel contre toute forme de discrimination.

La controverse s’est encore amplifiée lorsque Saliha Raïss a lancé à ses détracteurs, en pleaine séance, qu’ils étaient libres de « dégager » s’ils jugeaient Molenbeek « invivable ». Ces propos ont provoqué une onde de choc bien au-delà de l’enceinte communale, forçant jusqu’au président national du MR, Georges-Louis Bouchez, à réagir publiquement. Ce dernier a dénoncé une tentative d’imposer une « nouvelle norme culturelle », ravivant un débat déjà sensible sur l’intégration et la laïcité en Belgique.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus