Faits Divers
Un homme interpellé pour avoir vandalisé la statue de Churchill à Westminster


La sculpture de l’ancien Premier ministre britannique, située face au Parlement, avait été recouverte de graffitis à la peinture rouge, notamment des slogans liés au conflit israélo-palestinien. L’individu, un Néerlandais de 38 ans, a été placé en garde à vue.
Un homme a été arrêté dans la nuit de jeudi à vendredi à Londres, soupçonné d’avoir dégradé la statue de Winston Churchill érigée sur Parliament Square. La sculpture et son piédestal avaient été maculés d’inscriptions à la bombe de peinture rouge, parmi lesquelles figuraient les mentions « Free Palestine » et une qualification injurieuse à l’encontre de l’ancien chef de gouvernement.
Les forces de l’ordre sont intervenues quelques minutes après avoir été alertées, aux alentours de quatre heures du matin. Les services de nettoyage de la municipalité se sont ensuite employés à effacer les traces de peinture, une opération toujours en cours vendredi matin sur la statue elle-même. Le piédestal avait quant à lui déjà été nettoyé.
La police métropolitaine a précisé que l’individu, âgé de 38 ans, avait été interpellé pour dégradation criminelle aggravée à caractère racial. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre un homme, vêtu d’une combinaison portant l’inscription « I support Palestine Action », en train de taguer le monument. Un message publié en ligne par une personne se présentant comme Olax Outis, citoyen néerlandais et membre du collectif Free the Filton 24 NL, a revendiqué cet acte.
Le gouvernement britannique a fermement condamné ce vandalisme. Un porte-parole de Downing Street a qualifié l’action d’« odieuse », rappelant le statut de Winston Churchill comme « un grand Britannique » et affirmant que l’auteur des faits serait tenu de répondre de ses actes.
Cet incident intervient dans un contexte de tensions liées aux activités du groupe Palestine Action, une organisation interdite au Royaume-Uni depuis l’été 2025 et classée comme terroriste par les autorités. Cette interdiction, récemment jugée « disproportionnée » par une cour d’appel, a donné lieu à de nombreuses manifestations de soutien ayant conduit à des milliers d’interpellations.
Parallèlement, un acte de vandalisme similaire a été commis à Belfast, où la statue de la reine Victoria a été aspergée de peinture rouge. La police nord-irlandaise a ouvert une enquête et recherche des témoins. Un groupe républicain irlandais, Lasair Dhearg, est suspecté dans cette affaire après avoir publié une photographie montrant l’un de ses sympathisants en train de couvrir le monument, qualifiant la souveraine de « reine de la Famine » en référence à la grande famine irlandaise du XIXe siècle.





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