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Un fonds soutenu par les États-Unis et les Émirats cible le français Eramet

Le fonds Orion Critical Mineral Consortium veut entrer au capital du groupe minier en grande difficulté. Il convoite notamment la participation de 37%…

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Un fonds soutenu par les États-Unis et les Émirats cible le français Eramet

Le fonds Orion Critical Mineral Consortium veut entrer au capital du groupe minier en grande difficulté. Il convoite notamment la participation de 37% détenue par la famille Duval, premier actionnaire.

Le géant minier français Eramet attire les convoitises. Le fonds Orion Critical Mineral Consortium, créé l’an dernier avec un capital initial de 1,8 milliard de dollars, envisage d’acquérir tout ou partie des parts de la famille Duval. Cette famille contrôle 37% du groupe. L’État français est le deuxième actionnaire d’Eramet. Un tel partenariat serait une étape de plus dans la stratégie des pays alliés pour verrouiller les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques, face à la domination chinoise sur des métaux clés comme le lithium et les terres rares.

L’opération tombe au moment où Eramet traverse une zone de fortes turbulences. Après une année 2025 très difficile, le groupe a enregistré une perte nette de 477 millions d’euros et un endettement élevé. Fin mai, ses actionnaires ont autorisé une augmentation de capital de 500 millions d’euros pour renflouer les caisses. En parallèle, la gouvernance a connu des secousses. Le directeur général fraîchement recruté, Paulo Castellari, est parti début 2026. Le directeur financier a été « dispensé » de ses fonctions et remplacé fin mai. Christel Bories, qui a dirigé l’entreprise pendant une dizaine d’années avant de ne garder que la présidence du conseil, a repris la direction générale par intérim.

Ce n’est pas la première incursion d’Orion CMC dans les mines stratégiques. En février, le fonds a signé un protocole d’entente avec le groupe anglo-suisse Glencore. Il prévoit une possible prise de participation de 40% dans les actifs miniers de Glencore en République démocratique du Congo, notamment dans les filiales spécialisées dans le cuivre et le cobalt. Une manière de sécuriser des minéraux essentiels aux batteries et à la transition énergétique. Pour l’instant, ni Eramet ni Orion CMC n’ont officiellement commenté ces informations.

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