Faits Divers
Enfant en danger vers un signalement obligatoire pour les soignants
Face aux critiques après la mort de la jeune Lyhanna, le gouvernement envisage de rendre le signalement des enfants en danger plus simple, voire…


Face aux critiques après la mort de la jeune Lyhanna, le gouvernement envisage de rendre le signalement des enfants en danger plus simple, voire obligatoire pour les professionnels de santé. La ministre de la Santé et des Familles veut aussi mieux protéger ceux qui osent alerter.
Le drame de Lyhanna a mis en lumière des failles dans la protection de l’enfance. Lenteurs judiciaires, dysfonctionnements, absence de réaction face aux alertes. Depuis, la pression est montée sur le gouvernement, les tribunaux et les forces de l’ordre. Pour y répondre, l’exécutif planche sur un changement de méthode. Stéphanie Rist, la ministre de la Santé et des Familles, l’a annoncé vendredi sur France 2. Elle travaille avec les soignants pour savoir s’il faut simplifier la procédure de signalement ou tout simplement la rendre obligatoire. L’objectif est clair. Ne plus laisser passer des situations dangereuses pour les enfants.
Concrètement, le gouvernement veut renforcer le projet de loi sur la protection de l’enfance présenté fin mai en Conseil des ministres. Plusieurs pistes sont sur la table. D’abord, mieux former les professionnels qui sont en contact quotidien avec les mineurs. Ensuite, protéger juridiquement ceux qui signalent. Beaucoup de médecins, d’infirmiers ou d’enseignants hésitent encore à dénoncer des maltraitances, par peur de représailles ou par méconnaissance des procédures. La ministre insiste sur ce point. Il faut que les soignants se sentent soutenus quand ils agissent. Par ailleurs, le texte prévoit d’alourdir les peines pour les violeurs en série sur mineurs et d’imposer un délai maximal de trois mois pour les enquêtes sur les crimes commis contre des enfants. Une manière de répondre à l’urgence et d’éviter que les affaires s’enlisent.
Le calendrier est serré. L’examen du projet de loi doit débuter au Parlement le 15 juillet. D’ici là, les discussions avec les professionnels de santé continuent. Mais les associations féministes et de défense des enfants ne comptent pas attendre. Elles réclament une loi intégrale contre les violences et promettent d’augmenter la pression. Leur mot d’ordre manifester chaque lundi soir devant les tribunaux et le ministère de la Justice. Le gouvernement est prévenu. La route vers une protection plus efficace des enfants est encore longue.
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