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UniCredit accusé de manipulation la contre-attaque de Commerzbank passe par la justice

Les salariés de Commerzbank portent plainte contre UniCredit pour information trompeuse. Une nouvelle escalade dans la bataille autour de l offre de…

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UniCredit accusé de manipulation la contre-attaque de Commerzbank passe par la justice

Les salariés de Commerzbank portent plainte contre UniCredit pour information trompeuse. Une nouvelle escalade dans la bataille autour de l offre de rachat du groupe italien.

C’est un rebondissement de poids dans la guerre des banques. Vendredi, le comité central d’entreprise de Commerzbank a voté à l’unanimité le dépôt d’une plainte contre X pour suspicion de manipulation de marché et d’information trompeuse. Cette action vise directement la communication d’UniCredit sur sa montée au capital de la banque allemande. L’objectif est simple lever tout doute sur la légalité des méthodes employées par le géant italien, comme l’a résumé un responsable syndical. La plainte sera déposée par un membre du conseil de surveillance de Commerzbank, adoubé par le syndicat ver.di.

Les représentants des salariés dénoncent une opération de communication qui gonflerait artificiellement l’impression de succès de l’offre. Selon eux, la plupart des actions apportées à l’offre ne viennent pas d’actionnaires convaincus mais de banques et d’institutions financières proches d’UniCredit. Ils soulignent aussi que l’offre valorise Commerzbank en dessous de son cours boursier actuel, ce qui la rend peu attractive pour les actionnaires ordinaires. En clair, le groupe italien chercherait à faire croire à une adhésion massive alors que les vrais mouvements seraient surtout internes à son écosystème.

UniCredit a déjà balayé ces accusations, les qualifiant d’infondées. Mais le dossier prend une tournure judiciaire et réglementaire. Le parquet va examiner la plainte et décider s’il existe des indices suffisants pour ouvrir une enquête. En parallèle, le régulateur financier allemand BaFin planche déjà sur la communication du groupe italien. Il pourrait exiger des corrections, imposer des mesures contraignantes, voire saisir la justice s’il détecte une infraction pénale. L’offre d’UniCredit, qui vise à franchir le seuil des 30% du capital, est aussi rejetée fermement par le futur chancelier Friedrich Merz. L’État allemand détient encore 12% de Commerzbank, un héritage des années de crise, et ne compte pas laisser filer la banque à bas prix.

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