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Cuba lève le frein sur le privé pour sortir de la crise

Le président cubain Miguel Diaz-Canel annonce un assouplissement majeur pour les entreprises privées. Objectif débloquer une économie étranglée par les…

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Cuba lève le frein sur le privé pour sortir de la crise

Le président cubain Miguel Diaz-Canel annonce un assouplissement majeur pour les entreprises privées. Objectif débloquer une économie étranglée par les sanctions américaines et une pénurie généralisée.

Dans une intervention télévisée, le chef de l’État a promis de réduire la liste des activités interdites au secteur privé. Jusqu’ici, tout ce qui n’était pas explicitement autorisé était interdit. Désormais, la logique s’inverse les entrepreneurs pourront exercer dans la plupart des domaines. Un changement de cap significatif pour l’île communiste où le privé reste encadré, mais gagne du terrain depuis 2021.

Concrètement, le gouvernement veut accélérer l’approbation des nouvelles entreprises et décentraliser les décisions. Quelque 10 000 sociétés privées emploient déjà jusqu’à 100 salariés, un poids croissant dans le tissu économique cubain. Depuis février, elles peuvent aussi importer du carburant, brisant un monopole d’État. Une ouverture précipitée par le blocus pétrolier imposé par Washington en janvier. Les acteurs privés locaux pourront désormais investir dans l’économie au même titre que les étrangers, alors que plusieurs investisseurs internationaux se sont récemment retirés sous la pression des sanctions américaines. Importations et exportations pourront se faire directement, sans passage obligé par l’État.

Diaz-Canel a aussi annoncé une profonde restructuration de l’État. Moins de ministères, une réduction importante des effectifs publics. Une promesse déjà faite il y a trois ans, jamais tenue. Le président veut aussi transformer le fameux carnet de rationnement, la « libreta », pour qu’il bénéficie seulement aux plus pauvres, et non à toute la population, creusant les inégalités. Ces réformes, maintes fois annoncées, seraient enfin discutées et adoptées « très rapidement ». « Le pays n’est pas à l’arrêt, il affronte la situation avec intelligence », a-t-il lancé, en référence à la politique de pression maximale des États-Unis, qui cumulent sanctions et embargo depuis 1962.

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