Économie
L’espoir d’un accord USA-Iran secoue les marchés pétroliers et boursiers
Les Bourses mondiales bondissent ce vendredi, dopées par la chute des prix du pétrole. Les investisseurs misent sur un accord de paix entre Washington et…


Les Bourses mondiales bondissent ce vendredi, dopées par la chute des prix du pétrole. Les investisseurs misent sur un accord de paix entre Washington et Téhéran, tandis que SpaceX s’apprête à entrer en Bourse pour la plus grosse introduction de l’histoire.
Les marchés financiers vivent une journée à double effet. D’un côté, le pétrole dégringole. Le baril de Brent perd plus de 3% et tombe sous les 88 dollars, son plus bas depuis deux mois. De l’autre, les Bourses s’envolent. Paris prend près de 2%, Francfort et Milan encore plus. Même les places asiatiques sont euphoriques Tokyo gagne 2,8% et Séoul bondit de 4,6%. La raison ? Un possible accord de paix entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump a annulé des frappes militaires qu’il avait menacé de lancer, affirmant qu’un terrain d’entente avait été trouvé. « Nous venons de trouver un très bon accord pour mettre fin à la guerre », a-t-il déclaré depuis le Bureau ovale. Une annonce qui fait chuter le brut, car moins de tensions dans le Golfe signifie moins de risques sur l’approvisionnement en pétrole.
Mais tout le monde n’y croit pas complètement. Les analystes restent prudents. Neil Wilson, de Saxo Markets, note que ce genre d’annonces s’est déjà multiplié par le passé. Et pour cause : la diplomatie iranienne assure n’avoir pas encore décidé de signer. Téhéran campe sur ses positions, refuse de renoncer au contrôle du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les hydrocarbures, et défend son droit à l’enrichissement nucléaire. « De nombreuses questions nécessitent encore des réponses détaillées », prévient Tamas Varga, analyste chez PVM Oil Associates. La baisse du pétrole a aussi un revers pour les Bourses européennes, surtout celles qui sont très exposées aux valeurs énergétiques. À Londres, le FTSE 100 peine à suivre le mouvement, plombé par la chute de BP et Shell. À Paris, TotalEnergies perd plus de 3,5%. Les investisseurs parient sur une détente, mais l’incertitude demeure.
Pendant ce temps, une autre histoire électrise les marchés : l’arrivée de SpaceX sur le Nasdaq. L’entreprise d’Elon Musk vise une levée de fonds record de 75 milliards de dollars, soit trois fois plus que la précédente plus grosse introduction en Bourse, celle de Saudi Aramco en 2019. Avec une valorisation de 1 765 milliards, SpaceX se classe déjà parmi les dix plus grandes capitalisations mondiales. Les analystes s’emballent : certains imaginent Elon Musk devenir la première personne à franchir le cap des 1 000 milliards de dollars de fortune personnelle. Mais des doutes subsistent. « La véritable question est de savoir si SpaceX pourra maintenir une telle valorisation à l’avenir, notamment lors de la publication de ses résultats financiers », tempère Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. Une chose est sûre : ce vendredi, les regards sont braqués à la fois sur le Golfe et sur la fusée de Musk.
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