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Prison ferme requise contre l’ex-maire de Saint-Etienne pour un piège sexuel orchestré

Cinq ans de prison, dont trois ferme : voilà ce que risque Gaël Perdriau en appel. L’ancien édile est accusé d’avoir commandité la mise en scène d’une…

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Prison ferme requise contre l'ex-maire de Saint-Etienne pour un piège sexuel orchestré

Cinq ans de prison, dont trois ferme : voilà ce que risque Gaël Perdriau en appel. L’ancien édile est accusé d’avoir commandité la mise en scène d’une sextape pour neutraliser son premier adjoint.

En 2015, une opération discrète et sordide se met en place dans l’ombre de la mairie de Saint-Etienne. L’objectif ? Piéger Gilles Artigues, alors premier adjoint, avec un prostitué filmé à son insu. Le but ? Le faire taire, briser ses ambitions politiques. Cette affaire, révélée en 2022, a déjà valu à Gaël Perdriau une première condamnation en décembre. Aujourd’hui, en appel, la justice réclame une peine quasi identique : cinq ans de prison, dont trois ferme. L’avocat général n’a pas mâché ses mots, dénonçant une dérive morale inacceptable pour un élu de la quatorzième ville de France.

Derrière ce scandale, quatre hommes sont impliqués. Trois d’entre eux ont reconnu les faits et parlent d’une « barbouzerie » montée de toutes pièces. Ils désignent Gaël Perdriau comme le commanditaire. L’ancien maire, lui, clame son innocence. Il affirme n’avoir jamais voulu ce piège, se présente même comme une victime collatérale. Il raconte avoir été informé de l’existence d’une vidéo, mais sans en connaître les détails. Lors d’une conversation enregistrée en 2018, on l’entend pourtant menacer de diffuser les images. Il explique ce coup de colère par un désaccord politique, pas par une volonté de chantage.

Pour la famille de Gilles Artigues, le calvaire dure depuis des années. Son épouse Mireille a décrit une descente aux enfers : un mari silencieux, des enfants qui voient leur père brisé. Elle a lancé, les yeux remplis de colère, que tout cela n’était que « des conneries de politique ». Les avocats de la partie civile insistent sur la dangerosité de Gaël Perdriau. Son propre avocat, lui, devra convaincre la cour que son client n’est pas le maître d’œuvre de ce complot. La décision est attendue dans les prochains jours.

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