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La célèbre tata aux cuisses d’oie faisait manger du canard à ses clients

Chen Xiufeng, star des réseaux sociaux et figure de la street food à Pékin, est accusée d’avoir vendu du canard à la place de l’oie pendant des années.…

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La célèbre tata aux cuisses d'oie faisait manger du canard à ses clients

Chen Xiufeng, star des réseaux sociaux et figure de la street food à Pékin, est accusée d’avoir vendu du canard à la place de l’oie pendant des années. Son succès et ses excuses n’ont pas calmé la colère des consommateurs trompés.

Chen Xiufeng, connue sous le surnom affectueux de « tata aux cuisses d’oie », était devenue une véritable icône culinaire à Pékin. Ses stands de grillades attiraient des foules immenses, notamment près des prestigieuses universités Tsinghua et de Pékin, où les files d’attente s’étiraient sur des centaines de mètres. En 2023, sa renommée a explosé sur les réseaux sociaux, et en 2024, elle a même été invitée à intervenir lors du Forum sur le développement des femmes à l’université de Pékin. Mais derrière cette success story se cachait une supercherie. Un client s’est plaint du goût de la viande, déclenchant une enquête des autorités de régulation pour « soupçon d’induire les consommateurs en erreur ».

Sur le réseau social Weibo, des millions de personnes ont exprimé leur indignation. « Publicité mensongère et profits énormes », a écrit un utilisateur, allant jusqu’à réclamer de la prison pour la commerçante. « Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi culotté », a renchéri un autre. La raison de cette colère est simple économique. Les cuisses d’oie coûtent plus du double des cuisses de canard. En faisant passer le canard pour de l’oie, Chen Xiufeng encaissait une marge bien plus élevée tout en cultivant l’image d’une modeste travailleuse. Ses cuisines industrielles à Pékin rôtissaient jusqu’à 500 cuisses par jour, un chiffre qui donne la mesure du business.

Face au scandale, Chen Xiufeng a reconnu les faits sur les réseaux sociaux, promettant d’afficher clairement la nature de la viande à l’avenir. Elle a justifié son choix par des problèmes d’approvisionnement en viande d’oie depuis des années. « M’appeler ‘tata aux cuisses de canard’, ça ne sonnait pas bien, alors je me suis dit que je resterais ‘tata aux cuisses d’oie' », a-t-elle déclaré au média China Newsweek, niant toute intention frauduleuse. Elle a cessé ses ventes et coopère avec les autorités. Mais la pression est forte. Même la chaîne publique CCTV a dénoncé une tromperie « sinistre » et « glaçante ». L’histoire de cette vendeuse devenue star illustre les risques de l’influence numérique. Quand la confiance est brisée, le succès peut s’effondrer bien plus vite qu’il n’a été construit.

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