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Acheteurs sous surveillance, le nouveau casse-tête des vendeurs immobiliers

Les délais pour vendre un bien explosent et les refus de crédit font caparer des transactions presque signées. Pour éviter les mauvaises surprises…

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Acheteurs sous surveillance, le nouveau casse-tête des vendeurs immobiliers

Les délais pour vendre un bien explosent et les refus de crédit font caparer des transactions presque signées. Pour éviter les mauvaises surprises, propriétaires et agents passent les candidats au crible bien avant la signature.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2021, il fallait en moyenne 60 jours pour vendre un logement ancien. Aujourd’hui, en 2026, le compteur tourne entre 90 et 93 jours. Un allongement qui s’explique surtout par deux phénomènes qui font du tort aux vendeurs. D’un côté, les acheteurs se rétractent plus facilement qu’avant. De l’autre, les banques refusent de plus en plus de prêts alors que le compromis est déjà signé. Résultat : des ventes bien avancées tombent à l’eau, et le propriétaire doit tout recommencer.

Face à cette incertitude, vendeurs et professionnels de l’immobilier ont mis en place une véritable sélection en amont. Dès la première visite, ou au moment de l’offre d’achat, il est désormais fréquent de demander une attestation de finançabilité. Ce document, fourni par un courtier ou une banque, n’est pas un engagement définitif mais il donne une bonne indication sur la solidité du dossier. Des courtiers comme Pretto, Cafpi ou Meilleurtaux proposent des pré-qualifications poussées. Ils analysent les revenus bien sûr, mais aussi l’ancienneté professionnelle, le reste à vivre après remboursement du prêt, et même la gestion du compte courant. Un expert chez Pretto le dit clairement : un revenu confortable ne suffit pas. Un acheteur qui gagne 5 000 euros par mois mais se retrouve régulièrement à découvert verra sa situation bancaire examinée de près. Même un apport élevé ne rattrape pas une gestion financière fragile.

Attention toutefois, cette présélection n’est pas une garantie absolue. La décision finale revient toujours à la banque, qui valide ou non le prêt. Et il faut aussi se méfier des acheteurs « touristes », ceux qui visitent de nombreux biens sans jamais se décider. Pour les vendeurs, l’enjeu est donc de repérer les candidats sérieux sans perdre trop de temps. Certaines agences ont développé leurs propres outils de tri, tandis que des banques délivrent des préaccords de financement. Le marché montre des signes de reprise, mais la fragilité demeure. Dans ce climat, un acheteur bien préparé et prêt à prouver sa solidité financière a clairement une longueur d’avance.

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