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Un baptême du ciel vire au cauchemar onze vies brisées en Lorraine

Dimanche matin, un petit avion transportant des parachutistes s’est écrasé peu après son décollage près de Nancy. Bilan onze morts, dont cinq infirmiers…

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Un baptême du ciel vire au cauchemar onze vies brisées en Lorraine

Dimanche matin, un petit avion transportant des parachutistes s’est écrasé peu après son décollage près de Nancy. Bilan onze morts, dont cinq infirmiers venus fêter leur premier saut.

C’était une journée qui devait être celle de la liberté et de l’adrénaline. Un groupe d’infirmiers libéraux, fatigués par des semaines de travail, avait décidé de s’offrir un baptême en parachute. Ils étaient montés à bord d’un Pilatus PC-6, un avion léger allemand, sur l’aérodrome de Nancy‑Essey. Avec eux, cinq moniteurs expérimentés et le pilote. L’appareil a décollé vers 11h00, mais au lieu de monter dans le ciel, il a brutalement piqué du nez et s’est écrasé trois cents mètres plus loin, sur une zone herbeuse de Tomblaine. Il n’y a eu aucun survivant. Quelques familles, venues assister au vol, ont vu la chute de leurs propres yeux.

Les secours sont arrivés très vite, mais les corps étaient déjà sans vie, carbonisés. Le ministre de l’Intérieur et celui des Transports se sont rendus sur place. Le parquet de Paris a ouvert une enquête confiée à la gendarmerie des transports aériens. Pour l’instant, on ignore ce qui a provoqué cette chute. Un ancien président du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) a avancé plusieurs pistes une panne moteur, un déséquilibre causé par la disposition des passagers, ou encore un malaise du pilote à cause de la chaleur. L’avion n’avait pas de boîte noire, mais les enquêteurs espèrent récupérer des vidéos filmées par les smartphones à bord ou par des témoins au sol.

C’est l’accident d’aviation générale le plus meurtrier en France depuis trente ans. Le modèle Pilatus PC‑6 ne peut emporter que dix passagers plus le pilote, et l’appareil était plein ce jour‑là. L’association Tandemotion, qui organisait le baptême, n’est pas affiliée à la fédération française de parachutisme et dépend uniquement de la Direction générale de l’aviation civile. Un riverain a raconté avoir vu l’avion monter le nez en l’air, puis le bruit s’arrêter et l’appareil partir sur la droite avant de s’écraser. Une cellule psychologique a été mise en place pour les proches et les témoins. Le drame est d’autant plus dur que la plupart des victimes étaient des soignants venus décompresser un dimanche. Ils ne sauteront jamais.

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