Monde
Un accord historique entre Téhéran et Washington se profile à Genève


Alors que les pourparlers reprennent sous haute tension militaire, le chef de la diplomatie iranienne affirme qu’une issue positive est proche, dans un contexte intérieur marqué par de nouvelles manifestations étudiantes.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré qu’un accord avec les États-Unis était désormais accessible. Cette annonce intervient à la veille d’une nouvelle session de discussions entre les deux capitales, prévue jeudi en Suisse. Les négociations, facilitées par le sultanat d’Oman, se déroulent dans un climat de pression stratégique accru, marqué par un déploiement naval américain substantiel dans le golfe Persique.
Dans une publication sur le réseau social X, M. Araghchi a souligné la détermination de son pays à aboutir rapidement à un arrangement équilibré. Il a évoqué une occasion unique de sceller un pacte ambitieux, capable de répondre aux attentes respectives des deux parties. Le diplomate a toutefois précisé que cette perspective ne pouvait se concrétiser qu’à la condition expresse de privilégier la voie diplomatique. Cette déclaration contraste avec les menaces récurrentes de frappes militaires proférées par l’administration américaine ces dernières semaines.
L’objectif affiché de Washington reste l’obtention de garanties contraignantes sur le programme nucléaire iranien. Les autorités de Téhéran, de leur côté, réaffirment leur adhésion au Traité de non-prolifération et leur droit souverain à développer une énergie nucléaire à des fins civiles. Un récent rapport de l’International Crisis Group estime que combler l’écart entre ces positions antagonistes constituera un défi considérable, notant que les deux États n’ont jamais été aussi près d’un conflit ouvert.
Parallèlement, la situation intérieure en Iran connaît de nouvelles tensions. Après la reprise des cours universitaires, des rassemblements estudiantins ont eu lieu dans la capitale, où des symboles de la République islamique ont été contestés. La porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani, a reconnu le droit à la manifestation tout en rappelant l’existence de limites à ne pas franchir, concernant notamment les emblèmes nationaux et les lieux de culte. Ces mouvements interviennent dans un pays encore marqué par la violente répression ayant mis fin à une vague de protestations d’ampleur au mois de janvier.
La perspective d’une action militaire américaine demeure incertaine. Si le président Trump a évoqué un délai de réflexion avant une éventuelle décision, il a également démenti des informations faisant état de réticences de son état-major. De son côté, l’Iran a réitéré son avertissement : toute attaque, même circonscrite, provoquerait une réponse immédiate et vigoureuse, avec le risque d’une escalade régionale incontrôlable.





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