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Trump menace de représailles économiques monstres ceux qui aident l’Iran

Le président américain durcit sa stratégie face à Téhéran. Il prévient que toute aide à l’Iran aura des conséquences désastreuses pour les pays qui s’y…

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Trump menace de représailles économiques monstres ceux qui aident l'Iran

Le président américain durcit sa stratégie face à Téhéran. Il prévient que toute aide à l’Iran aura des conséquences désastreuses pour les pays qui s’y risquent.

Depuis son réseau Truth Social, Donald Trump a décidé de faire monter la pression. Dans un long message, il assure que tout pays qui laisserait ses banques, ses entreprises, ses aéroports ou ses institutions aider l’Iran subirait de terribles répercussions économiques. Il parle d’une opération économique plus écrasante que tout ce qui a été entrepris et demande l’arrêt total de la contrebande de pétrole, des changes de devises et des transferts d’argent liquide. Aucun État n’est désigné nommément. Les mesures précises ne sont pas détaillées, mais le ton est clair.

Le contexte reste explosif. Après l’attaque lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février, Téhéran a riposté contre des voisins alliés de Washington et verrouillé le détroit d’Ormuz. Les Américains ont répliqué par un blocus des ports iraniens. Les combats se sont un peu calmés, mais la région reste sous tension au sixième mois de conflit. Les Émirats arabes unis accusent l’Iran d’avoir tiré deux missiles balistiques en mer, sans toucher de navires, une accusation que Téhéran rejette. Dans la foulée, les Émirats suspendent tout commerce et toute transaction financière avec l’Iran. Le chef des armées iraniennes, le général Ali Abdollahi, a répliqué à l’adresse des pays du Golfe que toute aide à l’armée américaine reviendrait à participer aux opérations militaires américaines. C’est un message direct entre voisins qui partagent pourtant des liens très anciens et qui étaient, avant le conflit, des partenaires commerciaux majeurs.

Côté diplomatie, le dialogue est au point mort. Donald Trump a affirmé qu’aucune conversation n’était en cours ni prévue avec la République islamique. Les échanges ont été suspendus et le président américain a demandé à ses équipes de ne pas reprendre contact tant que Téhéran ne se rapprocherait pas de ses positions. Les Iraniens n’ont pas fait le premier pas. Le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf martèle que le détroit d’Ormuz restera fermé tant que les États-Unis n’auront pas respecté leurs engagements du protocole signé en juin, un texte qui prévoyait une trêve de soixante jours et qui a volé en éclats en juillet. En visite à Bagdad, il a aussi dénoncé l’ingérence étrangère et réclamé un renforcement régional, pendant que Washington pousse l’Irak à désarmer des factions armées soutenues par Téhéran.

En parallèle, l’Iran et Oman discutent de l’avenir du détroit d’Ormuz. Téhéran, qui attaque les navires tentant de passer sans autorisation, voudrait imposer des frais de navigation en échange de services. Une idée que les États-Unis et plusieurs pays de la région refusent catégoriquement. Le bras de fer est loin d’être terminé.

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