Économie
Les Bourses européennes finissent dans le rouge, le pétrole s’envole
Les marchés actions oscillent entre prudence géopolitique et appétit pour les résultats d’entreprises. Les annonces du Trésor américain calment un peu les…


Les marchés actions oscillent entre prudence géopolitique et appétit pour les résultats d’entreprises. Les annonces du Trésor américain calment un peu les tensions obligataires, sans dissiper l’angoisse liée au détroit d’Ormuz.
La journée a été hésitante sur les places européennes. Le CAC 40 a lâché 0,09%, le Footsie britannique 0,14%, tandis que le Dax allemand est resté quasi immobile. De l’autre côté de l’Atlantique, Wall Street évoluait en territoire positif à la mi-séance, portée par les publications d’entreprises. Les investisseurs préfèrent regarder les bilans des grands groupes plutôt que l’impasse diplomatique au Moyen-Orient, même si tout le monde garde un œil sur le compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale. L’inflation reste le sujet central, et les opérateurs anticipent au moins un tour de vis de 25 points de base d’ici la fin de l’année.
Le marché obligataire respire un peu après l’annonce du Trésor américain, qui va augmenter ses opérations de rachat sur les obligations à long terme. Le montant passe de 2 à 4 milliards de dollars par opération, pour les maturités de 10 à 30 ans, à partir du 9 septembre. Une réponse directe aux tensions de la veille, quand les craintes d’un conflit entre les États-Unis et l’Iran se sont ravivées et que la situation budgétaire américaine a continué d’inquiéter. Le président Donald Trump a démenti toute négociation en cours avec Téhéran, tout en affirmant que le détroit d’Ormuz restait ouvert. Mais les faits disent autre chose, le nombre de navires l’ayant traversé est tombé à six mardi contre neuf lundi. Résultat, les rendements à long terme ont d’abord grimpé avant de refluer, et le dollar a cédé du terrain face à l’euro.
Les chiffres d’inflation publiés en Europe n’arrangent rien. Au Royaume-Uni, la hausse des prix a atteint 2,9% sur un an en juillet, un plus haut depuis quatre mois, tirée par les factures d’énergie. Dans la zone euro, la tendance est similaire, conforme aux attentes. Côté valeurs, le groupe danois FLSmidth a brillé avec une progression de 6,3%, grâce à des ventes supérieures aux prévisions. Le brasseur Carlsberg a au contraire déçu et perdu 2,1%. Les banques françaises ont souffert, avec des reculs allant de 2,3% à 3,7% pour Société Générale, Crédit Agricole et BNP Paribas.
Le pétrole, lui, ne faiblit pas. Le Brent gagne 1,4% à plus de 92 dollars le baril, et le brut américain avance de 1,75%. Les perturbations dans le golfe Persique et la méfiance persistante sur la sécurité des transits maritimes entretiennent une prime de risque. Les Émirats arabes unis ont annoncé avoir coupé tous les liens financiers avec l’Iran, ce qui alimente encore les inquiétudes. L’or profite de la situation et bondit de plus de 3%, revenant à son plus haut niveau depuis plus de deux mois et demi. Les investisseurs cherchent des refuges, et ils trouvent dans le métal jaune une valeur sûre face aux incertitudes géopolitiques et budgétaires.
À lire aussi





SportsEn Ligne 6 joursZidane dévoile son équipe pour transformer les Bleus



SportsEn Ligne 2 joursPaul Seixas a fini le Tour la tête vidée, puis a gagné aux Pays-Bas



SociétéEn Ligne 4 joursÀ Vienne, une plainte pour pipi gratuit secoue la mairie



PlanèteEn Ligne 1 jourLe narval et sa corne mythique livrent leur secret à la science



Faits DiversEn Ligne 4 joursUn brasier géant ravage les forêts belges et met un village sous tension



CultureEn Ligne 2 joursMille fans ont chanté Bonnie Tyler une dernière fois dans les rues de Swansea



CultureEn Ligne 5 joursAmélie Nothomb et son perroquet, une histoire d’amour sans morale



PolitiqueEn Ligne 2 joursFrançois Hollande sort du bois pour exister à nouveau dans la course présidentielle








