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Trois ans de prison pour des attaques visant un site d’Orange à Marseille

_**Trois jeunes hommes ont été condamnés pour avoir endommagé à plusieurs reprises un centre de l’opérateur téléphonique, dans une affaire liée à des rivalités liées au trafic de stupéfiants.**_
Le tribunal correctionnel de Marseille a prononcé des peines d’emprisonnement à l’encontre de trois individus âgés d’une vingtaine d’années. Ces derniers ont reconnu avoir procédé à des dégradations matérielles sur le campus Massalia du groupe Orange, situé dans le troisième arrondissement de la ville. Les faits se sont déroulés sur une période de quelques jours, entre la fin du mois de décembre et le début du mois de janvier.
Les prévenus ont d’abord endommagé des vitres à l’aide d’un outil, avant de revenir sur les lieux pour tirer à plusieurs reprises sur la façade du bâtiment. La découverte des impacts de balles a suscité une vive inquiétude parmi le personnel, conduisant la direction à fermer temporairement le site. Plus de mille deux cents personnes y travaillent habituellement.
L’enquête a établi que ces actes de vandalisme répondaient à une commande. L’un des accusés, Iheb A., a indiqué avoir répondu à une proposition diffusée sur les réseaux sociaux, promettant une rémunération pour « casser des vitres ». Il a finalement perçu trois cents euros. Les investigations ont également mis en lumière l’utilisation d’une messagerie cryptée où figuraient des offres de missions rémunérées, employant un vocabulaire spécifique évoquant des violences extrêmes.
Selon les éléments du dossier, l’objectif sous-jacent de ces opérations était de créer un climat d’insécurité persistant autour du site d’Orange. La manœuvre visait à provoquer une présence policière accrue dans le secteur, afin de perturber l’activité de points de vente de produits stupéfiants concurrents, actifs à proximité. Un second prévenu, Saliou D., chargé de filmer les exactions, a déclaré avoir agi sous la contrainte.
Le tribunal a condamné Iheb A. et Saliou D. à trois ans d’emprisonnement, une partie de cette peine étant assortie du sursis avec mise à l’épreuve. Ils devront également verser des dommages et intérêts au groupe Orange et à une organisation syndicale, qui s’étaient constitués parties civiles. Le troisième homme impliqué, Issam S., a écopé d’une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis.
L’enquête a montré que les auteurs, sans antécédents judiciaires, avaient fait preuve d’une grande imprudence, utilisant leurs véhicules personnels et leurs téléphones. Ils avaient même eu recours à une intelligence artificielle générative pour s’informer sur la manière de briser une vitre.
Face à ces événements, l’opérateur Orange a pris la décision, au début du mois de février, de relocaliser la majorité des effectifs du site marseillais concerné. Seule une centaine de postes demeurent sur place, les autres salariés ayant été réaffectés dans d’autres agences de la région, ou basculés vers le télétravail et des espaces de travail partagés. L’avocate représentant l’entreprise a souligné l’impact psychologique significatif de ces incidents sur le personnel.

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