Nous rejoindre sur les réseaux

Sports

Steven da Costa tourne la page sans pouvoir défendre son or olympique

Seul Français champion olympique de karaté, Steven da Costa a annoncé samedi qu’il mettait un terme à sa carrière à 29 ans. La sortie du karaté du…

Article

le

Steven da Costa tourne la page sans pouvoir défendre son or olympique

Seul Français champion olympique de karaté, Steven da Costa a annoncé samedi qu’il mettait un terme à sa carrière à 29 ans. La sortie du karaté du programme des Jeux d’été a pesé dans cette décision.

À 29 ans, Steven da Costa a décidé de dire stop. Le karatéka de Mont-Saint-Martin, seul Français à avoir remporté l’or olympique dans sa discipline, a annoncé samedi qu’il mettait un terme à sa carrière sportive. Celui qui a également été sacré trois fois champion du monde chez les moins de 67 kilos referme ainsi un parcours marqué par un moment d’exception, il y a cinq ans, au Nippon Budokan de Tokyo.

Cette décision, il la rattache au destin olympique de son sport. Le karaté n’est plus au programme des Jeux d’été, et ce vide a compté. « Le fait que le karaté ne soit plus au programme des Jeux d’été a forcément pesé », admet-il, en soulignant que défendre son titre devant sa famille et ses amis en France aurait probablement été le plus beau moment de sa carrière. Une occasion qu’il n’a pas eue. Tokyo reste à ce jour la seule apparition du karaté aux Jeux, ce qui rend sa médaille d’or d’autant plus rare.

Reste le sentiment d’avoir fait le tour. « Quand on a tout gagné plusieurs fois et qu’on ne peut plus remporter le graal dans sa discipline, je pense que c’est humain d’avoir des difficultés à se remotiver », explique le karatéka, qui se décrit comme un compétiteur fonctionnant au défi et à l’orgueil. Il n’avait plus, dit-il, la flamme nécessaire pour enchaîner les régimes chaque mois, les préparations physiques et les combats. La déception olympique, elle, est rangée. Il assure qu’elle est derrière lui.

Place à la transmission. Steven da Costa compte garder le karaté au cœur de sa vie, en enseignant son sport dans sa ville de Mont-Saint-Martin et au Luxembourg. Il se voit un rôle à tenir, celui de porter un message simple, le sport comme école de la vie. « J’ai envie d’aider les familles aux revenus modestes à ne pas délaisser le sport dans le quotidien de leurs enfants », confie-t-il. Le coût d’une licence ou d’un équipement reste un frein pour beaucoup, mais il se dit persuadé que des solutions existent.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus