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Sophia Chikirou, candidate LFI à Paris, renvoyée devant le tribunal correctionnel


La députée insoumise, tête de liste pour les municipales de 2026, devra répondre de faits d’escroquerie présumés datant de 2018, une procédure qu’elle dénonce comme une manœuvre politique.
La candidate de La France Insoumise pour la mairie de Paris, Sophia Chikirou, fera l’objet d’un procès au mois de mai prochain. La juridiction parisienne examinera des accusations portant sur des tentatives présumées d’escroquerie au préjudice de la banque Crédit du Nord, selon des informations confirmées par une source judiciaire. Les faits reprochés remontent à juillet 2018 et concernent des opérations financières liées à la société de conseil en communication de l’élue, Mediascop, et au média qu’elle a cofondé.
L’instruction met en avant des démarches ayant conduit à un commencement d’exécution. La parlementaire est soupçonnée d’avoir, à plusieurs reprises, présenté des documents la désignant comme présidente du Média alors qu’elle n’aurait plus détenu cette fonction légale, dans le but d’obtenir un virement de plus de soixante-sept mille euros au profit de sa propre société. L’opération n’a finalement pas abouti, le chargé de compte bancaire ayant manifesté des réserves et la nouvelle direction du média ayant formé opposition. Le dossier inclut également des accusations de soustraction frauduleuse de formules de chèques.
La tenue de cette audience, fixée au 12 mai, intervient à un moment sensible, quelques mois avant les élections municipales de mars 2026 pour lesquelles Sophia Chikirou conduit la liste de son mouvement. L’intéressée a immédiatement réagi, qualifiant cette décision de procédure à caractère politique destinée à entacher sa campagne. Elle affirme que les faits relèvent d’un simple différend commercial entre sociétés, depuis réglé à l’amiable, et souligne l’absence de plaignant et de préjudice financier constitué.
Cette affaire judiciaire s’ajoute à une autre procédure en cours visant la députée, mise en examen en septembre 2024 pour escroquerie aggravée dans le cadre d’une information relative aux comptes de campagne présidentielle de 2017 de Jean-Luc Mélenchon. Les investigations se poursuivent sur des soupçons de surfacturation de prestations par Mediascop, pouvant avoir causé un préjudice à l’État.
La scène politique parisienne connaît ainsi plusieurs figures confrontées à des contentieux judiciaires en parallèle de leurs ambitions électorales. La ministre Rachida Dati, également candidate potentielle, fait l’objet de plusieurs enquêtes et doit comparaître en septembre 2026 dans une affaire de corruption et trafic d’influence.





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