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Politique

Yannick Jadot enterre l’union de la gauche et lance son propre camp

L’écologiste appelle à fédérer les social-démocrates et les Verts sans Mélenchon. Il promet de quitter son parti si celui-ci s’aligne sur LFI.

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Yannick Jadot enterre l’union de la gauche et lance son propre camp

L’écologiste appelle à fédérer les social-démocrates et les Verts sans Mélenchon. Il promet de quitter son parti si celui-ci s’aligne sur LFI.

Le divorce est acté. Pour Yannick Jadot, l’alliance avec La France insoumise n’est plus qu’un souvenir, et il dit tout haut ce que beaucoup murmurent à gauche. Dans une tribune, l’ancien candidat à la présidentielle étrille la stratégie de Marine Tondelier, qui veut rouvrir le dialogue avec tout le monde en vue de 2027. À ses yeux, entretenir le rêve d’une union générale alors que chacun sait qu’elle est impossible revient à offrir la victoire au pire. Le non-choix pour préserver une unité factice, martèle-t-il, mène droit dans le mur.

Alors il avance une autre voie. Ce jeudi, à la veille de l’université d’été des Écologistes à Grenoble, il annonce le lancement de “Rassembler la social-écologie”. Pas un nouveau parti, précise-t-il, mais un espace transpartisan pour dépasser les appareils. L’idée est simple. Faire dialoguer les écologistes et les sociaux-démocrates, ceux qui partagent la même vision du climat et de la justice sociale. Il défend notamment Raphaël Glucksmann, dont le discours est, selon lui, “ancré à gauche sans ambiguïté” et l’engagement écologique indiscutable. Loin des accusations de droitisation que certains lui collent.

Mais le sénateur ne mâche pas ses mots sur son propre camp. L’écologie politique, lance-t-il, n’a pas la capacité de porter la gauche, et il le regrette profondément. Les Verts ont agi, du Parlement européen aux communes, pour le climat, la biodiversité, la justice sociale. Cela ne suffit pas électoralement, et il faut en tirer les leçons. Le temps de la clarification est venu. Si des militants préfèrent rejoindre Jean-Luc Mélenchon, qu’ils le fassent. Lui, en tout cas, promet de partir sur-le-champ si son parti choisit de se ranger derrière le leader insoumis.

L’enjeu est pressant. Face à la menace de l’extrême droite, Jadot appelle à créer une force politique capable de peser en 2027 et au-delà. Sans cela, dit-il, nous serons définitivement inutiles. L’écologie doit sortir de l’ambiguïté, réaffirmer ses valeurs et travailler avec celles et ceux qui les partagent, même s’ils sont différents. Il soutiendra la meilleure candidature social-écologiste qui se présentera. En attendant, le débat est lancé chez les Verts, à quelques heures de leur grand rendez-vous annuel.

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