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Sept nuits de bombardements entre Washington et Téhéran personne ne veut lâcher

Les États-Unis pilonnent l’Iran pour la septième nuit consécutive et l’Iran riposte en frappant des bases alliées en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn. La…

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Sept nuits de bombardements entre Washington et Téhéran personne ne veut lâcher

Les États-Unis pilonnent l’Iran pour la septième nuit consécutive et l’Iran riposte en frappant des bases alliées en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn. La menace d’une offensive totale se précise alors que le détroit d’Ormuz devient une zone de guerre.

Depuis une semaine, les frappes s’enchaînent sans répit. L’armée américaine dit avoir visé des sites de surveillance, des dépôts d’armes souterrains et des infrastructures logistiques en Iran. À Téhéran, on annonce des victimes. Dans la province d’Hormozgan, trois morts et huit blessés sont rapportés, ainsi que des ponts et un tunnel routiers touchés. Les bombardements ont aussi frappé Ahvaz, Bouchehr, Bandar Abbas, l’île de Qeshm et plusieurs autres villes du sud et du centre du pays. La réponse iranienne ne s’est pas fait attendre. Des missiles et des drones ont visé des bases militaires au Koweït, en Jordanie et à Bahreïn, des pays où les États-Unis ont des installations. La Jordanie affirme avoir intercepté dix missiles iraniens sans dégât, tandis que le Koweït signale des attaques de drones et que Bahreïn active ses sirènes d’alerte.

Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour un quart du pétrole mondial, est au cœur de l’escalade. Les Gardiens de la Révolution iraniens annoncent avoir stoppé quatre navires qui tentaient de traverser sans autorisation. Selon eux, deux pétroliers ont heurté des mines et pris feu au sud du détroit, victimes selon Téhéran de renseignements américains trompeurs. Le commandement américain dément catégoriquement ces affirmations. Depuis plus d’une semaine, l’Iran verrouille ce couloir maritime, et les États-Unis ont répliqué par un blocus des ports iraniens. Résultat, le trafic est quasiment paralysé, ce qui aggrave les tensions et menace l’économie mondiale déjà ébranlée par le conflit.

La menace d’une nouvelle phase de guerre se précise. Un conseiller militaire du guide suprême iranien a prévenu que si les frappes américaines se poursuivaient au-delà de deux ou trois jours, Téhéran passerait à une offensive totale. Les Gardiens de la Révolution assurent que leurs tirs continueront tant que la zone côtière et le détroit ne retrouveront pas le calme. Les affrontements avaient repris le 7 juillet après des attaques iraniennes contre des navires dans le Golfe. Depuis, les échanges de frappes sont d’une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d’avril. Des spécialistes soulignent que la logique d’escalade échappe aux deux camps. Le détroit d’Ormuz est en train de devenir un piège pour tout le monde, et le risque d’une confrontation régionale encore plus large n’a jamais été aussi élevé.

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