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Redonner la main aux citoyens la condition pour être crédible selon Barrot

Jean-Noël Barrot, ministre et vice-président du MoDem, a prévenu que le futur président devra s’engager à consulter directement les Français. Pour lui, la…

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Redonner la main aux citoyens la condition pour être crédible selon Barrot

Jean-Noël Barrot, ministre et vice-président du MoDem, a prévenu que le futur président devra s’engager à consulter directement les Français. Pour lui, la démocratie est fatiguée et les rancœurs s’accumulent.

Le ministre des Affaires étrangères n’est pas candidat à la présidentielle, mais il n’a pas l’intention de se taire. Devant environ 700 personnes réunies à Versailles pour la « Fête de la démocratie », Jean-Noël Barrot a mis en garde contre un risque de confiscation du scrutin de 2027. Il a désigné le Rassemblement national et La France insoumise comme « deux poisons » différents, mais tout aussi dangereux pour le pays. Selon lui, chacun cherche des boucs émissaires. Le RN pointerait l’étranger, le musulman ou l’audiovisuel public. LFI viserait le riche, le juif ou le journaliste. Une mise en accusation sans concession.

Le ministre a aussi évoqué une « fatigue démocratique » qui ronge le lien entre les citoyens et leurs dirigeants. Il dénonce des décennies d’aveuglement des élites face aux bouleversements du monde et leur déni devant la colère montante des classes moyennes et populaires. Pour sortir de cette impasse, Barrot estime que le prochain président devra « rendre le pouvoir aux Français » s’il veut être crédible. Il propose plusieurs chantiers. D’abord, repenser l’organisation de l’État avec plus de décentralisation. Ensuite, réformer le contrat social entre générations, notamment en instaurant une retraite par points. Enfin, lancer un « pacte civique » qui imposerait un service civique ou militaire obligatoire et même un blocage total des réseaux sociaux s’ils ne respectent pas les règles françaises.

Barrot va plus loin. Le futur chef de l’État devrait, dans ses cent premiers jours, soumettre ces questions aux Français par référendum. Il insiste aussi sur le choix du Premier ministre, qu’il juge tout aussi crucial que l’élection présidentielle elle-même. Dans le bloc central, ce serait à ce Premier ministre de rassembler les différentes forces. François Bayrou, ancien Premier ministre, a renchéri en estimant que le redressement du pays ne se ferait pas sans que les citoyens imposent eux-mêmes les choix aux politiques. Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a réclamé « plus de démocratie » avec un Parlement renforcé, plus de démocratie directe et un meilleur partage du pouvoir avec les élus locaux et les femmes. D’autres personnalités, comme l’ancienne présidente du Medef Laurence Parisot, ont exprimé leurs craintes sur le respect de l’État de droit en cas d’arrivée du RN au pouvoir.

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