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Ramy Shaath, une figure palestinienne sous la menace d’une expulsion de France
Le militant politique palestinien Ramy Shaath, ancien détenu en Égypte, se voit désormais exposé à une procédure d’expulsion du territoire français, au motif qu’il représenterait une “menace grave pour l’ordre public”. Son avocate a annoncé cette information vendredi.
La préfecture de Nanterre a notifié à Ramy Shaath son intention d’engager une procédure d’expulsion. Ce dernier devra comparaître devant une commission départementale d’expulsion le 21 mai prochain. Son conseil, Me Damia Taharraoui, a précisé que l’avis de cette instance ne lie pas la préfecture, laquelle pourrait ensuite prendre un arrêté d’expulsion exécutable à tout moment.
Les autorités reprochent au militant ses liens avec plusieurs figures de la cause palestinienne en France ainsi qu’avec des collectifs pro-palestiniens, notamment Urgence Palestine, qu’il a cofondé. La notification, que l’AFP a pu consulter, mentionne également ses positions jugées hostiles à tout cessez-le-feu et son souhait que la guerre entre le Hamas et l’armée israélienne se poursuive, avec l’espoir d’une implication iranienne. Des propos tenus lors d’une manifestation à Paris le 4 novembre 2023 sont également cités, durant lesquels il dénonçait l’occupation israélienne à Gaza, les violences contre les prisonniers palestiniens et les bombardements israéliens.
Une enquête pour apologie du terrorisme, ouverte après cette manifestation, a toutefois été classée sans suite en octobre 2024. De son côté, Ramy Shaath, fils de l’ancien ministre palestinien Nabil Shaath, affirme avoir participé à de nombreuses reprises à des manifestations exigeant un cessez-le-feu immédiat et une action internationale contre Israël. Il s’étonne que ses prises de position, inchangées depuis son incarcération en Égypte, lui vaudraient aujourd’hui une tentative de mise sous silence.
Âgé de 54 ans, Ramy Shaath fut une figure de la révolution égyptienne de 2011 et a coordonné en Égypte le mouvement Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS). Marié à une Française et père d’un enfant français, il réside en France mais n’a pas réussi à renouveler son titre de séjour depuis 2023. Son avocate souligne l’impossibilité de le renvoyer en Égypte, où il a perdu la nationalité, ou en Palestine, en raison de la guerre en cours. La préfecture de Nanterre et le ministère de l’Intérieur n’ont pas réagi dans l’immédiat.
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