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Économie

La France mise sur les métaux rares du Groenland pour renforcer sa coopération économique

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Nicolas Forissier, ministre du Commerce extérieur, se rend lundi à Nuuk avec une délégation d’entreprises pour explorer les potentialités du sous-sol groenlandais, dans un contexte de tensions géopolitiques autour de l’Arctique.

Le ministre du Commerce extérieur français, Nicolas Forissier, s’envolera lundi pour le Groenland à la tête d’une délégation d’entreprises. Ce déplacement, qui s’inscrit dans le cadre d’un événement dédié à la coopération économique entre la France et ce territoire autonome danois, portera une attention particulière aux minerais critiques. Ces ressources, indispensables à la transition énergétique, constituent un enjeu stratégique majeur pour Paris.

Accompagné de représentants de Business France et d’Atout France, deux agences publiques respectivement chargées de soutenir les exportations et le développement touristique, le ministre entend poser les bases d’un partenariat renforcé. Parmi les entreprises participantes figurent SAFT, filiale de TotalEnergies spécialisée dans les batteries, et Eutelsat, opérateur de télécommunications ayant récemment signé un contrat avec l’opérateur national Tusass pour moderniser le réseau local.

Sur place, Nicolas Forissier paraphera une déclaration d’intention visant à intensifier les échanges économiques bilatéraux. Ce texte prévoit le développement de projets communs, notamment dans le domaine minier durable, l’amélioration de la cartographie des ressources souterraines et un renforcement de la coopération scientifique. Le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) sera chargé de réaliser une cartographie géo satellitaire du territoire, afin de mieux évaluer son potentiel minier. Ce projet, entièrement financé par la France, dont le montant n’a pas été divulgué, doit permettre au Groenland de mieux connaître ses richesses enfouies.

Le ministre participera également à l’événement Future of Greenland, qui réunit entre 400 et 500 décideurs publics et privés. Cette visite intervient dans un climat géopolitique tendu, marqué par les menaces répétées d’annexion du Groenland par les États-Unis et leur président Donald Trump. Des discussions sont en cours concernant l’implantation de nouvelles bases militaires américaines sur le territoire, mais aucun accord n’a encore été conclu.

La France et le Canada, qui s’opposent fermement à ce projet de contrôle américain, ont inauguré en février un consulat général à Nuuk. Cette initiative, annoncée le 15 juin dernier lors d’une visite du président Emmanuel Macron dans la capitale groenlandaise, visait à exprimer la solidarité européenne envers l’île et à critiquer les ambitions de Donald Trump.

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