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Rachida Dati confrontée à la justice après les élections municipales

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L’ancienne ministre de la Culture devra répondre de chefs d’accusation pour corruption devant le tribunal correctionnel de Paris en septembre 2026, quelques mois après le scrutin municipal où elle brigue la mairie de Paris.

L’ouverture du procès de Rachida Dati a été fixée du 16 au 28 septembre 2026, soit six mois après les élections municipales parisiennes. L’ancienne ministre de la Culture et l’ex-directeur général de Renault-Nissan Carlos Ghosn sont renvoyés devant le tribunal correctionnel pour des faits présumés de corruption passive, trafic d’influence et recel d’abus de pouvoir. Cette procédure judiciaire intervient sept ans après le lancement de l’enquête préliminaire.

Lors de l’audience de fixation de la date, les conseils de l’élue ont exprimé leur opposition à la programmation du procès, invoquant des recours encore en cours d’examen. Les avocats de Renault, constituée partie civile, ont qualifié ces arguments de manœuvres dilatoires, soulignant les multiples procédures déjà épuisées au cours de l’instruction. Le calendrier retenu éloigne cependant la perspective d’une audience durant la campagne électorale municipale.

Rachida Dati est soupçonnée d’avoir perçu près de 900 000 euros entre 2010 et 2012 pour des prestations de conseil auprès d’une filiale de Renault-Nissan, alors qu’elle exerçait simultanément comme députée européenne. Les magistrats instructeurs estiment que ses activités au Parlement européen s’apparentaient à du lobbying, incompatible avec son mandat électif. L’ancienne garde des Sceaux conteste intégralement ces accusations et affirme avoir exercé des fonctions d’avocate conformément à la loi.

Carlos Ghosn, dont la présence au procès reste incertaine en raison de son statut de fugitif, fait l’objet d’accusations similaires pour corruption active. L’ancien dirigeant automobile avait fui le Japon en 2019 pour se réfugier au Liban. Parallèlement, Rachida Dati fait l’objet d’une enquête distincte concernant la possible non-déclaration de bijoux de luxe auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, des allégations qu’elle rejette également.

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