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Économie

Nvidia pulvérise les prévisions trimestrielles, la frénésie de l’IA s’intensifie

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Le géant américain des semi-conducteurs a dévoilé des résultats largement supérieurs aux attentes, portés par une accélération sans précédent des investissements dans l’intelligence artificielle.

Le groupe californien a annoncé un bénéfice net de 58,3 milliards de dollars pour son premier trimestre fiscal, clos fin avril, soit une multiplication par plus de trois par rapport à l’année précédente. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action s’élève à 1,87 dollar, dépassant le consensus des analystes qui tablaient sur 1,75 dollar. Le chiffre d’affaires atteint quant à lui 81,6 milliards de dollars, en progression de 85 % sur un an.

Jensen Huang, le dirigeant de Nvidia, a mis en avant le rôle central des agents d’intelligence artificielle, ces interfaces capables d’exécuter des tâches de manière autonome. Selon lui, ces outils créent une valeur ajoutée significative et se déploient rapidement dans les entreprises. Il a souligné que Nvidia occupe une position unique au cœur de cette mutation, grâce à ses processeurs, ses serveurs et son architecture logicielle intégrée.

Le patron de l’entreprise a également insisté sur le fait que Nvidia constitue la seule plateforme présente sur l’ensemble des segments de l’IA, qu’il s’agisse du cloud ou des solutions locales pour les entreprises. La montée en puissance des agents d’IA accroît considérablement les besoins en puissance de calcul, assurés notamment par les célèbres unités de traitement graphique de la firme.

Malgré ces performances remarquables, le titre n’a pas suscité l’enthousiasme des investisseurs lors des échanges électroniques postérieurs à la clôture de Wall Street, cédant un peu moins de 1 %. Certains analystes estiment que ces résultats étaient déjà anticipés par le marché, Nvidia ayant pris l’habitude de dépasser les prévisions à chaque trimestre.

Des interrogations subsistent quant à la pérennité de cette dynamique à l’horizon 2027 et 2028, alors que la concurrence s’intensifie sur le segment de l’inférence, c’est-à-dire l’étape d’utilisation des modèles d’IA. Par ailleurs, certains observateurs expriment des réserves sur les partenariats conclus par Nvidia avec une partie de l’écosystème de l’IA, notamment OpenAI, le spécialiste du cloud CoreWeave et la start-up Cohere. Ces accords incluent souvent un investissement du groupe chez ses clients, ce qui conduit des analystes à estimer que Nvidia soutient artificiellement la demande pour ses propres produits en mobilisant ses ressources financières.

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