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Mars comme si vous y étiez: Perseverance enregistre du son et sa descente en vidéo

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La Nasa a rendu publics lundi deux documents exceptionnels capturés par son rover Perseverance sur Mars: une spectaculaire vidéo de son atterrissage enregistré sous tous les angles, et le son d’une bourrasque de vent martien, premier audio enregistré sur la planète rouge par un micro.

Le véhicule, dont la mission est de trouver des preuves de vie ancienne sur Mars, a atterri la semaine dernière, première étape d’un périple d’au moins deux ans durant lesquels il prélèvera des échantillons qui devront être rapportés sur Terre par une mission ultérieure pour être analysés.

Long d’un peu plus de trois minutes, l’extrait vidéo publié par l’agence spatiale américaine dévoile les images de plusieurs caméras situées à différents endroits sur le module, après son entrée dans l’atmosphère martienne.

L’une montre le déploiement du parachute supersonique, une autre, située sous le rover, le sol martien qui se rapproche, et deux vues captent le rover peu à peu déposé au sol, suspendu par trois câbles depuis l’étage de descente.

« C’est la première fois que nous avons été capables de capturer un événement comme un atterrissage sur Mars », a déclaré lors d’une conférence de presse Michael Watkins, le directeur du mythique Jet Propulsion Laboratory où a été construit le rover. « C’est vraiment fantastique. »

Le rover était protégé par un bouclier thermique à son entrée à une vitesse de 20.000 km/h dans l’atmosphère, qui marque le début des « sept minutes de terreur » jusqu’au sol. On peut voir ce bouclier largué à la surface de Mars sur la vidéo.

Huit rétrofusées ont ensuite fini de ralentir le véhicule, et de la poussière martienne est propulsée en grande quantité sous leur effet. Une fois le rover immobile, on peut également voir l’étage de descente effectuer une dernière poussée afin d’aller s’écraser 700 mètres plus loin.

« Ces images et ces vidéos sont ce dont nous avons rêvé pendant des années », a confié Allen Chen, chargé de la phase d’atterrissage pour la Nasa.

En plus de pouvoir montrer au grand public ce à quoi une telle manoeuvre, ultra périlleuse, ressemble en vrai, ces images pourront permettre aux équipes de la Nasa de mieux analyser ce qui se passe à chaque étape pour les futurs atterrissages.

Premier son martien

La Nasa espérait également pouvoir capturer le son de la vertigineuse descente, mais cela n’a pas fonctionné.

Un extraordinaire audio, enregistré une fois le rover posé à la surface de la planète rouge, a toutefois été dévoilé.

Dans l’extrait, on peut entendre un son strident produit par le rover, mais aussi, clairement, le vent martien.

« Oui, vous venez bien d’entendre une bourrasque de vent à la surface de Mars, capturée par le micro et renvoyée sur Terre », a déclaré Dave Gruel, en charge de ces équipements pour la Nasa. Il s’agit « des premiers sons enregistrés à la surface de Mars », a-t-il ajouté.

L’agence spatiale a aussi fait entendre le même son mais avec le bruit du rover atténué.

Perseverance a emporté deux micros, dont l’un situé sur l’instrument scientifique SuperCam, une caméra ultra sophistiquée de la taille d’une boîte à chaussures. Celui-là pourra notamment servir à analyser le bruit produit lorsque le laser de la SuperCam, conçue par des Français, frappera la roche.

« Nous avons bon espoir de pouvoir continuer à utiliser ces micros pour capturer des sons », a dit Dave Gruel, même si leur espérance de vie est limitée du fait des températures extrêmes sur Mars.

De précédentes missions avaient déjà tenté d’envoyer des microphones sur la planète rouge, sans jamais parvenir à remplir l’objectif.

Le robot InSight de la Nasa, arrivé en novembre 2018 sur Mars, avait enregistré de multiples secousses sismiques, grâce à un sismomètre ultrasensible, que les Terriens avaient pu écouter.

La fréquence des vibrations était trop basse pour l’oreille humaine; les enregistrements avaient donc été traités et accélérés pour devenir audibles grâce à une technique dite de « sonification ».

Bonne santé

« Perseverance est en bonne santé », a déclaré Jessica Samuels, qui dirige les opérations sur la surface martienne.

« Nous avons exécuté 5.000 commandes », a-t-elle détaillé. « Tous nos instruments ont passé leur test de vérifications initial et nous sommes heureux de rapporter qu’ils fonctionnent tous comme prévu ».

Dans les jours à venir, Perseverance se déplacera pour la première fois, puis les tests continueront.

Le site d’atterrissage, le cratère de Jezero, était le plus risqué jamais tenté, en raison de son relief. Mais il est très intéressant pour les scientifiques, car il contenait selon eux, il y a environ 3,5 milliards d’années, un profond lac dans lequel se jetait une rivière.

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En Norvège, les manchots papous aussi se font vacciner

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« Confinés » depuis près de trois mois, les manchots papous de l’aquarium de Bergen vont bientôt retrouver un semblant de normalité après avoir été vaccinés contre la grippe aviaire, a annoncé jeudi l’aquarium cette ville de l’ouest de la Norvège.

Pas de problème de livraison, ni de mouvement antivax: les 29 palmipèdes ont tous reçu leur première injection en bon ordre, les plus âgés et fragiles mercredi et les plus jeunes ce jeudi.

Y compris « Erna », baptisé ainsi en hommage à la Première ministre Erna Solberg, qui a jadis eu un job d’été dans l’aquarium, une des attractions touristiques de la cité hanséatique où la dirigeante est née.

Depuis début décembre, les manchots doivent vivre sous une tente humanitaire montée au-dessus de leur enclos après la détection, pour la première fois en Norvège, d’une forme hautement pathogène de grippe aviaire (H5N8).

« A cause de cela, l’Autorité sanitaire alimentaire a mis en place un couvre-feu: tous les oiseaux sous contrôle humain doivent être placés sous un toit », a expliqué le directeur de l’aquarium, Aslak Sverdrup.

L’arrivée du vaccin devrait toutefois permettre un retour à la normale, une fois que la seconde dose aura été injectée –au niveau de la cage thoracique des oiseaux– dans un mois.

« Le fait qu’on vaccine les manchots maintenant est un pur hasard, totalement indépendant du coronavirus, mais cela montre que les vaccins sont toujours importants, encore plus aujourd’hui », a souligné M. Sverdrup.

A l’état sauvage, les manchots papous –à ne pas confondre avec les pingouins– vivent normalement de l’autre côté de la Terre, en Antarctique.

Aucun des pensionnaires de l’aquarium de Bergen n’a succombé à la grippe aviaire pour laquelle, par ailleurs, quelques rares cas de transmission à l’homme ont été enregistrés.

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Le rover Perseverance a parcouru ses premiers mètres sur Mars

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Le rover Perseverance de la Nasa a fait tourner ses roues avec succès sur Mars pour la première fois depuis son atterrissage il y a deux semaines, en se déplaçant de quelques mètres, a annoncé l’agence spatiale américaine vendredi.

Lors de ce premier trajet réalisé jeudi après-midi, et destiné à vérifier le bon fonctionnement du système, le véhicule, équipé de six roues, a avancé de 4 mètres, puis a effectué une rotation sur lui-même vers la gauche, avant de réaliser une manoeuvre arrière sur environ 2,5 mètres.

En reculant, Perseverance a ainsi pu prendre une photo de ses propres traces de roues sur le sol martien, publiée par la Nasa.

Au total, le rover, qui fait la taille d’un gros SUV, a parcouru six mètres et demi en 33 minutes.

« Je crois que je n’ai jamais été aussi heureuse de voir des traces de roues », a déclaré lors d’une conférence de presse Anais Zarifian, ingénieure chargée de la mobilité du rover au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, où il a été construit.

« Notre premier déplacement s’est incroyablement bien passé, et c’est une étape énorme de franchie pour la mission », s’est-elle réjouie.

Un autre trajet un peu plus long est prévu ce vendredi, et peut-être également samedi, si tout se passe bien.

Le véhicule sera capable de parcourir 200 mètres par jour martien (des journées très légèrement plus longues que sur Terre). Il se déplace cinq fois plus vite que Curiosity, l’autre rover de la Nasa encore en activité sur Mars.

Premier tir de SuperCam

Perseverance a atterri le 18 février dans le cratère de Jezero, dont les scientifiques pensent qu’il abritait, il y a 3,5 milliards d’années, un profond lac.

Le but de la mission est d’y collecter des échantillons de roches qui seront rapportés sur Terre par une mission ultérieure, afin d’y chercher des traces de vie ancienne sur la planète rouge.

Les scientifiques envisagent à l’heure qu’il est deux trajets pour que Perseverance rejoigne le delta formé par l’écoulement d’une ancienne rivière dans le lac, et qui intéresse particulièrement les chercheurs car des sédiments auraient pu s’y déposer en grande quantité.

Avant cela, l’hélicoptère Ingenuity, qui doit devenir le premier engin motorisé à voler sur une autre planète, doit être relâché de sous le rover, où il se trouve encore pour le moment.

Les équipes de la Nasa cherchent actuellement le meilleur endroit pour effectuer ce vol historique, « avant la fin du printemps », a promis vendredi Robert Hogg, chef adjoint de la mission.

Le rover a déjà envoyé plus de 7.000 images, capturées par ses nombreuses caméras, vers la Terre.

Sur l’une d’elle, on peut voir une roche de couleur marron clair sur laquelle a été utilisée pour la première fois l’instrument scientifique SuperCam, une caméra ultra sophistiquée de la taille d’une boîte à chaussures, conçue par des Français. Elle est équipée d’un laser qui peut tirer sur une roche jusqu’à 7 mètres de distance afin de pouvoir analyser sa composition.

Les résultats seront présentés par la Nasa la semaine prochaine.

L’agence spatiale a également annoncé avoir baptisé le site d’atterrissage de Perseverance du nom de l’auteure Afro-Américaine de science fiction Octavia E. Butler, née à Pasadena, en Californie, où se trouve le Jet Propulsion Laboratory.

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SpaceX: un prototype de la fusée Starship explose quelques minutes après son atterrissage

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Jamais deux sans trois? Un prototype de la future fusée géante Starship de la société SpaceX, dont deux précédents exemplaires s’étaient écrasés dans d’énormes boules de feu à l’atterrissage, a cette fois réussi à se poser en un morceau mercredi au Texas… avant d’exploser au sol quelques minutes plus tard.

« Starship SN10 a atterri en un seul morceau! », a réagi dans un tweet, une heure après l’explosion, le fondateur de SpaceX, Elon Musk.

« L’équipe SpaceX fait du super boulot! Un jour, la véritable mesure du succès sera le fait que les vols Starship seront devenus banals », a ajouté le fantasque milliardaire dans un second tweet.

« Un magnifique atterrissage en douceur », avait d’abord annoncé le commentateur de SpaceX, John Insprucker, dans la vidéo retransmettant le vol d’essai en direct.

Des flammes étaient toutefois visibles au pied de la fusée, en train d’être éteintes par les équipes sur place. Et quelques minutes plus tard, une énorme explosion a projeté l’engin en l’air, qui s’est fracassé en retombant au sol.

« Comme si le test n’était pas assez excitant, SN10 a connu un rapide démontage imprévu peu après l’atterrissage », a plaisanté SpaceX sur son site internet, sans fournir d’explication.

Ce véhicule est appelé à devenir la fusée de choix de SpaceX, fondée par Elon Musk, pour aller un jour sur Mars.

Le prototype, nommé SN10, pour « Serial Number 10 », a décollé un peu avant 23H20 GMT depuis Boca Chica, au Texas, pour un troisième test suborbital.

L’engin est monté dans le ciel, propulsé par trois moteurs qui se sont éteints les uns après les autres, et le véhicule s’est renversé pour se placer en position horizontale.

Il a atteint les 10 kilomètres d’altitude, le but fixé pour ce vol, avant d’entamer sa descente. La fusée s’est ensuite replacée en position verticale, réussissant à se poser, à première vue sans encombre, à l’endroit souhaité.

Vers la Lune ?

Deux autres prototypes (SN8 et SN9) s’étaient écrasés au moment de l’atterrissage, en décembre, puis début février.

Ces essais se produisent dans une zone quasi-déserte louée par SpaceX, à l’extrême sud du Texas, près de la frontière avec le Mexique et au bord du golfe du Mexique — une zone suffisamment vide pour qu’un accident ou une explosion ne cause pas de dommages, ni ne fasse de victimes.

Elon Musk imagine lancer un jour plusieurs de ces vaisseaux à la conquête de Mars. Mais dans un premier temps, la fusée, si elle devenait opérationnelle, pourrait s’avérer utile pour des voyages plus proches, notamment pour la Lune.

C’est à bord de ce véhicule que le milliardaire japonais Yusaku Maezawa est censé aller faire le tour de la Lune, en théorie en 2023, un voyage au prix confidentiel.

Dans une vidéo publiée mercredi sur son compte Twitter, il a invité huit personnes « du monde entier » à se joindre à lui. Les astronautes en herbe doivent se pré-inscrire d’ici le 14 mars, et une première sélection doit être effectuée une semaine plus tard.

La future fusée sera composée, en plus du vaisseau habité, d’un premier étage appelé Super Heavy. Le tout mesurera 120 mètres de hauteur et sera capable d’emporter 100 tonnes à son bord.

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