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Macron appelle à « ne rien céder » à l’antisémitisme « rampant »

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Emmanuel Macron a exhorté dimanche « les forces républicaines » à « redoubler de vigilance » face à l’antisémitisme, aujourd’hui « encore plus brûlant » et « rampant », en commémorant le 80e anniversaire de la Rafle du Vel d’Hiv et en dénonçant de nouveau la responsabilité de l’Etat français dirigé par le maréchal Pétain. 

« Il y a huit décennies, la France de Vichy trahissait ses enfants en livrant des milliers d’entre eux à leurs bourreaux. C’est le devoir de la France, pour être fidèle à elle-même, de le reconnaître et de ne rien céder à ce combat contemporain contre l’antisémitisme », a déclaré le chef de l’Etat en se rendant sur un nouveau lieu de mémoire de la Shoah avec quatre ministres.

Il a inauguré le musée ouvert dans l’ancienne gare de Pithiviers (Loiret), d’où sont partis 8.100 juifs, dont 4.400 enfants, pour le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau. Seules quelques dizaines d’entre eux en sont revenus.

« N’en déplaise à certains, cette gare témoigne de l’antisémitisme profond et inhumain de l’Etat français », qui « a mis à disposition des Allemands sa police, sa gendarmerie, ses trains… », a souligné Eric de Rotschild, le président du Mémorial de la Shoah, responsable du site.

Emmanuel Macron a repris les mots de Jacques Chirac qui, en 1995, avait marqué les esprits en reconnaissant, le premier, la pleine responsabilité de la France dans la Rafle du Vel d’Hiv, à laquelle aucun soldat allemand n’a participé. « Ces heures noires souillent à jamais notre histoire. La France ce jour-là accomplissait l’irréparable », avait déclaré l’ancien président, suivi ensuite par ses successeurs.

« Révisionnisme »

Près de 30 ans après, l’antisémitisme « peut prendre d’autres visages, se draper dans d’autres mots, d’autres caricatures », a estimé Emmanuel Macron. « Mais l’odieux antisémitisme est là, il rode, toujours vivace, persiste, s’obstine, revient », a-t-il poursuivi, évoquant tour à tour la « barbarie terroriste », les « assassinat et crimes », les résurgences sur « les réseaux sociaux » ou les « profanations de tombes ».

« Il s’immisce dans les débats sur les plateaux de télévision. Il joue de la complaisance de certaines forces politiques. Il prospère aussi autour d’une nouvelle forme de révisionnisme historique, voire de négationnisme », a-t-il insisté, faisant allusion, sans le nommer, au candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle Eric Zemmour qui avait notamment soutenu que le maréchal Pétain avait « sauvé » des juifs français durant la Seconde Guerre mondiale.

« Ni Pétain, ni Laval, ni Bousquet, ni Darquier de Pellepoix, aucun de ceux-là n’a voulu sauver des Juifs. C’est une falsification de l’histoire que de le dire », a répondu le chef de l’Etat. « Ceux qui s’adonnent à ces mensonges ont pour projet de détruire la République et l’unité de la Nation », a-t-il fustigé.

« Regarder notre vérité en face, ce n’est pas affaiblir la France ni se repentir. C’est reconnaître tout pour ne pas le reproduire », a exhorté M. Macron.

Polémique autour de Pétain

Il s’exprimait devant un parterre de personnalités de la communauté juive et d’élus, notamment locaux, dont deux nouveaux députés Rassemblement National du Loiret. L’un d’entre eux, Thomas Ménagé, a estimé que « la question de la responsabilité en tant que tel de l’Etat » dans la rafle du Vel d’hiv n’était pas « remise en cause », même si Marine Le Pen avait tenu des propos inverses en 2017.

La journée a été marquée par une polémique autour d’un tweet de la cheffe de file des députés LFI Mathilde Panot, qui a appelé à « ne pas oublier les crimes » de la Rafle, « aujourd’hui plus que jamais, avec un président de la République qui rend honneur à Pétain et 89 députés RN ».

En 2018, M. Macron avait qualifié Pétain de « grand soldat » durant la Première Guerre mondiale, même s’il a ensuite « conduit des choix funestes ».

Comme Emmanuel Macron, plusieurs personnalités présentes à Pithiviers ont insisté sur l’importance d’enseigner cette période de l’Histoire « pour que les jeunes la connaissent et aient l’esprit critique », selon Serge Klarsfeld, le président de l’Association des fils et filles de déportés juifs.

Alors que le nombre de témoins de la Shoah encore vivants se réduit inexorablement, la priorité du musée de la gare de Pithiviers est d’accueillir les scolaires en leur montrant des films et des images, notamment de portraits des victimes.

Dans la matinée, la Première ministre Elisabeth Borne a assisté à la traditionnelle cérémonie sur le site de l’ancien Vélodrome d’Hiver, en présence notamment de la maire PS de Paris Anne Hidalgo.

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Des « mairies solidaires » fermées le 31 janvier contre la réforme des retraites

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Des "mairies solidaires" fermées le 31 janvier contre la réforme des retraites

Plusieurs maires ont annoncé la fermeture de leur mairie pour cette journée de grève, afin de permettre aux agents municipaux de participer à la mobilisation, mais aussi de protester eux-mêmes contre cette mesure.

Plusieurs mairies ont annoncé des actions pour le 31 janvier, journée d’appel à la grève générale contre la réforme des retraites, afin de permettre aux agents municipaux de se joindre à la mobilisation mais aussi de protester contre cette mesure.

Après l’appel lancé par Fabien Roussel de fermer les mairies le 31 janvier par « solidarité » envers les mobilisations prévues contre la réforme des retraites, Anne Hidalgo a annoncé fermer les portes de l’Hôtel de ville de Paris. Cette décision présentée comme symbolique revêt « un problème moral », voire « politique », a fait savoir le ministre du Travail Olivier Dussopt.

« J’ai un peu le sentiment que la maire de Paris confond les services municipaux avec une annexe du Parti socialiste », a ainsi dénoncé le ministre, ce vendredi matin. Le membre du gouvernement dénonce le fait que « l’engagement politique » de l’élue prive les Parisiens, parmi lesquels certains sont « favorables à la réforme » ou « n’y sont pas opposés ».

Cette initiative pose également pour Olivier Dussopt « une vraie question politique en termes de neutralité et de respect des convictions ». D’autres mairies ont annoncé interrompre leurs services le temps de la deuxième journée de mobilisation.

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Paris 2024 : l’Ukraine menace de boycotter les Jeux olympiques si des athlètes russes participent

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Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a demandé à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un entretien téléphonique de ne pas autoriser les athlètes russes à concourir lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Patron du comité d’organisation, Tony Estanguet a ensuite rappelé que c’était le CIO qui devrait en décider.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ne font pas que discuter de l’éventuel envoi de chars de combat par la France à l’Ukraine, pour la soutenir dans sa guerre contre la Russie. Les deux chefs d’Etat ont échangé au téléphone sur les prochains Jeux olympiques, qui se dérouleront à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. Pour Zelensky, les athlètes russes ne doivent pas être autorisés à participer à la compétition. « J’ai particulièrement insisté sur le fait que les athlètes russes ne doivent pas avoir leur place aux JO de Paris », a confié le président ukrainien après son entretien avec son homologue français.

Après l’envahissement de l’Ukraine depuis la Russie mais aussi la Biélorussie par les troupes de Vladimir Poutine, le 24 février 2022, soit trois jours après la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de Pékin, donc pendant la trêve olympique, le Comité international olympique (CIO) avait sanctionné Russes et Biélorusses, d’abord exclus des Jeux paralympiques de Pékin. Aucun de ces deux pays n’a depuis pu organiser d’événement sportif international officiel, et leurs sportifs concourent désormais sous bannière neutre.

Estanguet : « C’est le CIO qui décide »

Et alors que Volodymyr Zelensky avait réclamé à la mi-décembre que les athlètes russes soient placés dans un « isolement complet » de toutes compétitions internationales, Thomas Bach, le président du CIO, a lui manifesté sa volonté de maintenir des sanctions fermes vis-à-vis de la Russie et de la Biélorussie. « Ces sanctions contre les États et les gouvernements russes et bélarusses doivent rester et resteront fermement en place, déclarait le dirigeant allemand, ancien champion olympique de fleuret, dans son message de Nouvel An. En cette nouvelle année, les athlètes ukrainiens peuvent compter sur l’engagement total du CIO et de l’ensemble du mouvement olympique en faveur de cette solidarité. Nous voulons voir une équipe forte de l’Ukraine aux Jeux olympiques de Paris 2024 et aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026. »

Président du comité d’organisation des JO parisiens, Tony Estanguet a rappelé mercredi devant la presse que « c’est bien le CIO qui décide des délégations qui sont autorisées à participer aux Jeux olympiques », a d’abord déclaré le triple champion olympique de canoë. « Le comité d’organisation n’a pas à intervenir dans le choix des délégations qui doivent participer aux Jeux. Nous, on attendra les règles édictées. A date, le comité paralympique a décidé d’exclure les Russes et de refaire un point d’étape fin 2023. Le CIO a également mis un certain nombre de sanctions pour tous les dirigeants du sport russe, sur le drapeau, sur les délégations », a conclu le patron du COJO.

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Bruno Martini, président de la Ligue nationale de handball, condamné à un an de sursis pour « corruption de mineur »

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Bruno Martini, président de la Ligue nationale de handball, condamné à un an de sursis pour « corruption de mineur »

Son avocat a confirmé cette condamnation à la suite d’une enquête ouverte en 2020 après la plainte d’un adolescent de 13 ans. Un comité directeur exceptionnel de la ligue s’est réuni « en urgence ».

Un juge du tribunal judiciaire de Paris a validé ce mercredi 25 janvier la condamnation de Bruno Martini, l’ancien gardien de but de l’équipe de France de handball, à une peine d’un an de prison avec sursis pour des faits de corruption de mineur qu’il a reconnus, a indiqué son avocat, Me Elie Dottelonde.

Lors d’une audience de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, l’actuel président de la Ligue nationale de handball (LNH) a également reconnu des faits d’enregistrement d’images pédopornographiques, selon l’avocat.

Cette sanction comprend aussi 2 500 € d’amende et 5 ans d’interdiction d’exercer une activité impliquant un contact avec des mineurs, d’après le conseil.

« On essaie de le faire passer pour un monstre, mais le procureur, en proposant une CRPC, a montré qu’il estimait que M. Martini ne représentait pas un danger » ni qu’il serait « détraqué », a souligné Me Dottelonde, remarquant qu’aucune obligation de soins n’avait été prononcée.

Bruno Martini était également soupçonné de tentative d’atteinte sexuelle mais ces faits n’ont pas été retenus contre lui, a insisté Me Dottelonde.

Au vu des photos du mineur avec qui il a été en contact sur Snapchat, « il ne pouvait pas savoir que le mineur avait moins de quinze ans », a affirmé l’avocat.

La Ligue (LNH) a indiqué dans un communiqué « qu’une éventuelle condamnation conduirait de droit à une impossibilité d’exercice de la fonction » de président. La ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra s’est dite « profondément choquée » en apprenant les faits et a « pleinement confiance » dans la LNH pour prendre les décisions appropriées.

Visé par une enquête depuis juin 2020 après la plainte d’un adolescent de 13 ans, Bruno Martini, 52 ans, a été interpellé lundi à Paris et placé en garde à vue, avant d’être déféré en vue d’une CRPC mercredi.

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