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L’organisateur présumé de l’incendie meurtrier de Nice mis en examen

Un homme de 26 ans, suspecté d’avoir organisé l’incendie criminel qui a fait sept morts à Nice, a été mis en examen. C’est le septième suspect arrêté dans…

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L'organisateur présumé de l'incendie meurtrier de Nice mis en examen

Un homme de 26 ans, suspecté d’avoir organisé l’incendie criminel qui a fait sept morts à Nice, a été mis en examen. C’est le septième suspect arrêté dans cette affaire liée au narcotrafic.

Le dossier s’étoffe. Un homme de 26 ans, présenté comme l’organisateur du commando qui a incendié un immeuble à Nice, a été mis en examen vendredi par le parquet de la ville. Il a été extrait de sa cellule de Nancy mardi, où il était détenu dans le cadre d’autres enquêtes pour meurtre en bande organisée. C’est le septième suspect mis en cause dans ce dossier.

L’affaire remonte à la nuit du 17 au 18 juillet 2024. Trois hommes ont mis le feu aux escaliers d’un immeuble du quartier des Moulins, un secteur miné par le trafic de stupéfiants. Le brasier s’est propagé jusqu’au septième étage, où vivait une famille comorienne étrangère à ce trafic. Trois enfants de cinq, sept et dix ans, un adolescent de dix-sept ans, deux femmes de 22 et 46 ans et un homme de 45 ans ont perdu la vie. Ce dernier est mort en sautant pour échapper aux flammes.

Il est reproché à Yassine K., déjà condamné à plusieurs reprises pour des affaires de stupéfiants, d’avoir recruté les trois incendiaires pour le compte du commanditaire de l’attaque. Le parquet le poursuit pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime et complicité de destruction en bande organisée du bien d’autrui. Il conteste fermement avoir joué un rôle dans l’organisation du drame.

Les trois incendiaires présumés, âgés de 17 à 21 ans, ont tous été identifiés. Deux sont sous les verrous, tout comme trois autres personnes soupçonnées d’avoir participé à l’organisation ou à la logistique. Le troisième, de nationalité algérienne, a été localisé en Algérie mais n’a pas pu être extradé en raison des accords entre les deux pays. Même scénario pour le commanditaire présumé, un Sénégalais de 28 ans, arrêté en Guinée-Bissau en décembre 2024. La France n’ayant pas d’accord d’extradition avec ce pays, il n’a pas été remis aux autorités françaises. Les deux hommes sont en fuite et visés par des mandats d’arrêt internationaux.

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