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L’influenceur Papacito renvoyé en justice pour cyberharcèlement visant la boxeuse Imane Khelif


_**Le procès de l’animateur d’extrême droite, poursuivi pour des propos tenus en ligne à l’encontre de la championne olympique, s’ouvrira le 26 février à Paris.**_
Ugo Gil-Jimenez, connu sous le pseudonyme Papacito, devra répondre de cyberharcèlement et d’injure discriminatoire devant le tribunal judiciaire de Paris. Les faits reprochés concernent une série de publications diffusées sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, à la suite de la médaille d’or remportée par la boxeuse algérienne Imane Khelif lors des Jeux olympiques de 2024. L’athlète avait déposé plainte en août dernier, évoquant une campagne de dénigrement à son encontre.
L’enquête a conduit les autorités à identifier l’influenceur, résidant en Espagne et suivi par plusieurs dizaines de milliers d’internautes. La justice estime que ses interventions ont alimenté un climat de haine et de désinformation, marqué par des attaques sur l’identité de genre de la sportive. Le parquet de Paris a retenu la qualification de cyberharcèlement, soulignant la gravité des propos tenus dans l’espace numérique.
L’avocat d’Imane Khelif, Me Nabil Boudi, a salué la saisine de la justice, rappelant que le cyberharcèlement pouvait avoir des conséquences sévères pour les victimes et que l’internet n’était pas une zone exempte de droit. À l’inverse, la défense de Papacito, assurée par Me Martial Groslambert, conteste les accusations, soutenant que son client n’a fait qu’exprimer une opinion dans le cadre d’un débat public sur les conditions d’éligibilité dans les compétitions sportives féminines.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de polémiques ayant entouré la participation d’Imane Khelif aux Jeux olympiques. Quelques mois plus tôt, la boxeuse avait été exclue des championnats du monde organisés par la Fédération internationale de boxe, une instance non reconnue par le Comité international olympique. Le CIO avait pourtant confirmé son éligibilité, une position réaffirmée après sa victoire à Paris. Malgré cela, la sportive a fait l’objet d’une vague de commentaires injurieux en ligne, amalgamant des questions sportives, identitaires et raciales.
L’influenceur mis en cause n’en est pas à sa première confrontation avec la justice. Il avait déjà défrayé la chronique en 2021 pour une vidéo controversée simulant l’exécution d’un sympathisant d’un mouvement politique. Son procès, prévu en février, constituera un nouveau rendez-vous judiciaire autour des limites de la liberté d’expression sur les plateformes numériques et de la protection des personnalités publiques contre les campagnes de haine.





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