Monde
L’hôtel Ramada de Beyrouth, cible d’une frappe aérienne

_**La destruction d’un établissement réputé de la corniche, dans un quartier considéré comme préservé, illustre l’extension du conflit et plonge la population dans un sentiment d’insécurité généralisée.**_
Une attaque aérienne a frappé dans la nuit de samedi à dimanche l’hôtel Ramada, un établissement quatre étoiles situé sur le front de mer de Beyrouth, à proximité immédiate du site emblématique de la Grotte aux pigeons. L’impact a soufflé une partie du quatrième étage, laissant un trou béant aux murs calcinés, tandis que les vitres des bâtiments voisins et les pare-brise de véhicules stationnés ont volé en éclats. L’événement a causé la mort de quatre personnes.
L’armée israélienne a indiqué avoir visé des responsables présentés comme des cadres des Gardiens de la révolution iranienne. L’identité précise des victimes n’a pu être établie de manière indépendante. Ce secteur, habituellement fréquenté par une clientèle touristique et des hommes d’affaires, avait accueilli ces derniers jours de nombreuses familles déplacées fuyant les combats dans la banlieue sud de la capitale.
Pour les Beyrouthins et les personnes réfugiées sur place, cette frappe au cœur d’un lieu de loisirs et de détente symbolise l’effacement de tout sanctuaire. « N’importe qui aurait pu être tué par simple malchance, en passant à proximité », constate un promeneur, estimant que les civils ne sont plus épargnés. Une habitante, qui dormait avec sa famille dans son véhicule garé sur la corniche après avoir fui son village du Sud-Liban, résume un sentiment partagé. « Auparavant, nous venions ici nous promener en pensant être à l’abri. Désormais, il n’y a plus d’endroit sûr dans ce pays », affirme-t-elle.
Le paysage de la promenade maritime reflète cette réalité contrastée. Des sportifs et des curieux côtoient désormais des familles entières installées sous des tentes dressées à l’ombre des palmiers, faute de places dans les centres d’accueil saturés. L’activité économique, elle, est à l’arrêt. Les commerçants des environs décrivent une désertion complète de la clientèle. « Avant, les touristes affluaient. Maintenant, il n’y a plus personne, seulement des gens qui errent », observe un employé d’un restaurant voisin, tandis qu’un gérant de café évoque la crainte de devoir fermer boutique et de déménager si les frappes se répétaient.
Cet incident intervient dans un contexte d’intensification des hostilités à la frontière libano-israélienne et de déplacements massifs de populations. Les autorités peinent à organiser l’hébergement des centaines de milliers de personnes ayant quitté leurs foyers, transformant des lieux de villégiature en refuges de fortune et brouillant définitivement la frontière entre l’arrière et le front.

PolitiqueEn Ligne 6 joursMarine Le Pen veut transformer son congrès d’Orléans en rampe de lancement
PolitiqueEn Ligne 2 joursMélenchon veut changer le patron de Bpifrance et faire gonfler l’épargne des Français
PlanèteEn Ligne 7 joursLa sécheresse vide les paniers de champignons
PolitiqueEn Ligne 4 joursMélenchon ne veut aucun pardon après l’attentat des Yvelines
MondeEn Ligne 4 joursMbappé perd deux partenariats chinois après une vidéo sur Mao
SociétéEn Ligne 7 joursGilets jaunes, syndicats et lycéens de retour dans la rue, les préfectures serrent la vis
Faits DiversEn Ligne 4 joursÀ Trappes, un homme tué pour sa couleur de peau et un ministre qui parle d’attentat
Faits DiversEn Ligne 5 joursTrappes, la garde à vue du suspect levée après un examen psychiatrique
















