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L’État face à ses manquements dans l’affaire Estelle Mouzin

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Le tribunal judiciaire de Paris doit se prononcer ce mercredi sur la responsabilité des autorités dans cette disparition vieille de plus de vingt ans, après des années d’enquête marquées par des erreurs et des retards.

Eric Mouzin, père de la jeune Estelle disparue en janvier 2003, a assigné l’État pour faute lourde et déni de justice. Il reproche aux services instructeurs un amateurisme ayant retardé la manifestation de la vérité. Lors de l’audience en juin dernier, il a dénoncé des investigations initiales insuffisantes et des occasions manquées, notamment l’abandon précoce de la piste Michel Fourniret.

Il a fallu attendre 2020 pour que le tueur en série, déjà condamné pour sept meurtres, reconnaisse son implication dans la disparition de la fillette. Décédé en 2021, Fourniret n’a jamais été jugé dans cette affaire. Son ex-épouse, Monique Olivier, a en revanche été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité en décembre 2023 pour complicité dans ce dossier, parmi d’autres.

L’avocat de la famille Mouzin souligne que le parcours judiciaire a été anormalement long, avec huit magistrats successifs et des faiblesses opérationnelles persistantes. Le ministère public a reconnu certains manquements, tout en contestant le lien de causalité direct entre ces erreurs et l’absence de mise en examen de Fourniret dans des délais acceptables.

Au-delà de la demande d’indemnisation déposée par le père d’Estelle, cette procédure symbolise un enjeu plus large : la exigence de transparence et d’efficacité de la justice pour les familles de victimes de crimes non résolus.

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