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Le PS en pleine crise stratégique après le départ de Boris Vallaud

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La formation socialiste traverse une période d’incertitude majeure, son premier secrétaire Olivier Faure refusant d’abandonner l’hypothèse d’une primaire malgré la défection retentissante du chef des députés, qui prône un rassemblement élargi.

Boris Vallaud a mis fin aux spéculations en annonçant le retrait de son courant des instances dirigeantes. Justifiant sa décision par un sentiment d’impuissance collective et une absence de cap clair, il a pointé du doigt l’incapacité du parti à s’organiser alors que d’autres forces politiques, comme La France insoumise, sont déjà en ordre de marche. « Tout le monde est en campagne, sauf nous », a-t-il déploré sur une radio nationale, sans toutefois réclamer le départ d’Olivier Faure, désormais minoritaire.

Ce dernier a exclu toute démission et appelé à une unité de mouvement. « Le congrès permanent n’est pas tenable », a-t-il affirmé, tout en maintenant sa position attentiste sur la désignation du candidat pour l’élection présidentielle. Au cœur des dissensions : la possibilité d’une primaire de la gauche non insoumise, défendue par les écologistes et les anciens Insoumis François Ruffin et Clémentine Autain, mais rejetée par Raphaël Glucksmann, François Hollande et Boris Vallaud.

Pour l’ancien patron des députés, une telle procédure serait une entreprise de division. Il propose plutôt des « rencontres de la gauche plurielle », en référence à la coalition de Lionel Jospin, afin de s’entendre sur un programme commun et un candidat unique. Olivier Faure s’est montré sceptique, estimant que cette initiative ressemble à ce qu’il tente déjà de construire. « Les partenaires exigent une règle de départage claire. Dire qu’on va les réunir et leur annoncer le candidat à la fin est un peu trop simple », a-t-il rétorqué.

Le premier secrétaire refuse d’écarter la primaire, contrairement à François Hollande qui l’a jugée impossible avec la gauche non socialiste. Olivier Faure rappelle que 85% des Français y seraient favorables, mais reconnaît que si Glucksmann et Hollande n’y participaient pas, la démarche serait vaine. Dans ce jeu complexe, l’ancien président semble pourtant réconcilier ses deux adversaires, tous deux opposés à sa stratégie. « Il ne souhaite que l’union avec Glucksmann, alors que je veux rassembler de Glucksmann à Ruffin », a conclu Boris Vallaud, résumant l’ampleur des fractures.

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