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Pétrole en hausse, tensions diplomatiques et menaces militaires : le point sur la crise

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Les cours du brut grimpent tandis que les capitales occidentales tentent de coordonner une réponse face à l’escalade militaire dans le Golfe. Téhéran multiplie les avertissements, alors que les États-Unis et leurs alliés durcissent le ton.

Les marchés pétroliers ont ouvert en forte progression ce lundi, dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient et d’attaques répétées dans le Golfe. Le baril de Brent pour livraison en juillet, référence internationale, a bondi de 2,69% pour atteindre 104,01 dollars avant l’ouverture des places asiatiques. Son homologue américain, le West Texas Intermediate pour livraison en juin, a grimpé de 2,54% à 97,84 dollars.

Sur le plan diplomatique, les ministres de la Défense britannique et français doivent coprésider mardi une visioconférence avec leurs homologues des pays prêts à participer à une mission de sécurisation du détroit d’Ormuz. L’objectif est d’examiner les contributions militaires de chaque nation. Téhéran a prévenu qu’une réponse décisive et immédiate serait opposée à tout déploiement franco-britannique. Le président Emmanuel Macron a toutefois assuré que la France n’avait jamais envisagé un tel déploiement dans cette zone stratégique.

Le président américain Donald Trump a qualifié de totalement inacceptable la réponse iranienne à la proposition américaine de cessez-le-feu. Dans un message publié sur son réseau Truth Social, il a accusé l’Iran de mener les États-Unis en bateau depuis quarante-sept ans et averti que les Iraniens ne riraient plus très longtemps. Lors d’une interview diffusée dimanche, il a affirmé que les États-Unis n’auraient besoin que de deux semaines supplémentaires pour atteindre toutes leurs cibles en Iran.

En marge de ce bras de fer, Donald Trump entend faire pression sur le président chinois Xi Jinping au sujet de l’Iran lors de sa visite en Chine cette semaine, a indiqué un responsable américain. Pékin reste l’un des principaux alliés de Téhéran. Par ailleurs, le Premier ministre indien Narendra Modi a exhorté ses compatriotes à réduire leur consommation d’essence et de diesel, en raison des perturbations d’approvisionnement liées au conflit.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré à la chaîne américaine CBS que la guerre en Iran n’était pas finie, car il reste encore à retirer du pays les stocks d’uranium enrichi et à démanteler des sites d’enrichissement. Interrogé sur la méthode envisagée, il a répondu sans détour que l’on irait les chercher.

Du côté iranien, le porte-parole de la commission de sécurité nationale du Parlement, Ebrahim Rezaei, a prévenu que la retenue de son pays était désormais terminée. Toute attaque contre des navires iraniens entraînerait une riposte forte et décisive contre les navires et les bases américains, a-t-il affirmé.

Les Émirats arabes unis ont annoncé avoir intercepté deux drones iraniens, malgré le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril. Enfin, au Liban, le ministère de la Santé a fait état de la mort de deux secouristes du Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, et de cinq blessés, dans des frappes israéliennes sur le sud du pays.

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