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Économie

Wall Street flambe, l’Europe plie sous les doutes géopolitiques

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Les marchés américains ont inscrit de nouveaux records vendredi, portés par une dynamique imperturbable, tandis que les places européennes ont cédé du terrain, freinées par les incertitudes liées au Moyen-Orient.

À New York, le Nasdaq a grimpé de 1,71 % pour atteindre 26 247,08 points, et l’indice S&P 500 a gagné 0,84 % à 7 398,93 points, tous deux à des niveaux inédits. Le Dow Jones est resté quasi stable, avec une progression de 0,02 %. Les investisseurs américains ont ignoré les nouvelles tensions entre Washington et Téhéran, notamment des affrontements dans le détroit d’Ormuz, alors que les États-Unis attendent une réponse iranienne à leur dernière proposition de paix. Un analyste de CFRA a souligné qu’aucune mauvaise nouvelle ne semblait pouvoir freiner cette dynamique, même la reprise des hostilités. Un autre expert d’Interactive Brokers a noté que les opérateurs ne se laissaient pas décourager par d’éventuelles faiblesses conjoncturelles à venir. Malgré des gains récents, un repli du marché dans un avenir proche ne serait pas surprenant. La Bourse américaine n’a pas été perturbée par un indice du moral des consommateurs tombé à un plus bas historique, ni par le rapport sur l’emploi d’avril, qui a montré la création de 105 000 postes, bien au-dessus des 60 000 anticipés.

En Europe, les indices ont terminé dans le rouge, Francfort cédant 1,32 %, Paris 1,09 % et Londres 0,43 %. Seule Milan est restée stable. Les opérateurs européens sont restés focalisés sur la situation au Moyen-Orient, jugée floue et peu susceptible de s’éclaircir rapidement, selon un analyste de CMC Markets.

Les cours du pétrole ont légèrement progressé, le Brent de la mer du Nord prenant 1,23 % à 101,29 dollars le baril et le West Texas Intermediate américain gagnant 0,64 % à 95,42 dollars. Les prix restent toutefois nettement inférieurs à ceux de la semaine précédente. Le marché semble encore miser sur une issue pacifique, mais un retour à la normale n’est pas attendu à court terme, même en cas d’accord, prévient une analyste de Commerzbank.

À Wall Street, Expedia a chuté de 9,02 % après des prévisions jugées décevantes pour le trimestre en cours, tandis qu’Airbnb a progressé de 0,73 %, soutenu par des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. En Allemagne, Commerzbank a dévoilé un plan de suppression de 3 000 postes et réaffirmé son indépendance face à l’offre de rachat hostile d’UniCredit, valorisée à 35 milliards d’euros. La banque a relevé son objectif de résultat net pour 2026 à au moins 3,4 milliards d’euros, après un premier trimestre en hausse de 9 % à 913 millions d’euros. Son titre a pourtant perdu 3,98 % à Francfort.

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