Monde
_**Hantavirus : deux évacués du Hondius contaminés, les dernières évacuations se poursuivent lundi**_
Deux passagers rapatriés du navire de croisière MV Hondius ont été testés positifs au hantavirus, tandis que les dernières opérations d’évacuation doivent s’achever lundi après-midi depuis l’archipel des Canaries.
L’Espagne a rejeté toute accusation de négligence dans la gestion de cette alerte sanitaire, affirmant avoir mis en œuvre l’ensemble des mesures requises pour prévenir la propagation de ce virus, bien que rare et potentiellement grave. Parmi les 94 personnes déjà évacuées dimanche, une Américaine et une Française ont été confirmées porteuses du pathogène, pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique et qui peut entraîner un syndrome respiratoire aigu. Un second passager américain présente par ailleurs des symptômes légers, selon les autorités sanitaires des États-Unis.
En France, sur les cinq ressortissants rapatriés et placés à l’isolement à Paris, l’état d’une femme s’est dégradé dans la nuit et les analyses ont révélé une contamination. Vingt-deux cas contacts ont été identifiés sur le territoire. Le gouvernement a néanmoins appelé à ne pas céder à l’inquiétude, tandis que le ministère espagnol de la Santé a estimé qu’il n’était pas surprenant de voir apparaître quelques cas parmi les proches d’un patient fébrile.
La crise à bord du MV Hondius, qui doit appareiller lundi soir en direction des Pays-Bas, a ravivé le souvenir de la pandémie de Covid, même si l’Organisation mondiale de la Santé insiste sur l’absence de parallèle avec la situation de 2020. À ce jour, trois personnes ayant voyagé sur ce navire sont décédées des suites d’une infection au hantavirus.
Au port de Granadilla, sur l’île de Tenerife, le ravitaillement en carburant du navire a eu lieu lundi matin. Le débarquement des derniers passagers et membres d’équipage devant être évacués devait reprendre avec deux vols de rapatriement, dont le dernier à destination de l’Australie, transportant six passagers. Le ministre espagnol de la Politique territoriale a exprimé l’espoir que les opérations s’achèvent plus tôt que prévu.
Le Hondius, battant pavillon néerlandais, quittera ensuite les Canaries avec une trentaine de membres d’équipage à bord. Le navire emportera notamment le corps d’une Allemande décédée de l’infection et reprendra sa route vers les Pays-Bas aux alentours de 18 heures GMT, selon les autorités espagnoles. Dimanche, les occupants ont quitté le navire un par un, sous stricte surveillance, vêtus de combinaisons de protection jetables et de masques FPP2, avant d’embarquer sur un zodiac pour rejoindre la terre ferme, où un bus de l’armée espagnole les attendait pour les conduire à l’aéroport de Tenerife-Sud. Des vols de rapatriement ont déjà eu lieu vers les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Irlande, le Canada, la Turquie et les États-Unis.
Au total, plus d’une centaine de personnes de 23 nationalités doivent être évacuées en moins de 48 heures, en plus des trois passagers déjà débarqués quelques jours plus tôt au Cap-Vert. Considérés comme des contacts à haut risque par l’OMS, ils feront tous l’objet d’une surveillance pendant plusieurs semaines, l’organisation recommandant une quarantaine de 42 jours. Chaque pays met en place le protocole sanitaire qu’il juge approprié, souvent en suivant les directives de l’OMS.
Les 14 Espagnols évacués ont déjà été placés à l’isolement dans un hôpital militaire de Madrid. Les six passagers qui partiront lundi pour l’Australie seront mis en quarantaine pendant au moins trois semaines, selon le gouvernement de Canberra. En Allemagne, quatre rapatriés asymptomatiques devront rester isolés à domicile pendant 45 jours, s’ajoutant à une femme arrivée mercredi à Düsseldorf et dont le test s’est révélé négatif. Aux États-Unis, chaque personne fera l’objet d’une évaluation clinique et bénéficiera de soins adaptés, sans qu’une quarantaine systématique ne soit imposée. Interrogé sur cette différence de traitement, le directeur de l’OMS a estimé que cette approche pouvait présenter des risques.
La variante du virus détectée à bord du Hondius, l’hantavirus Andes, est une souche rare capable de se transmettre d’homme à homme, avec une période d’incubation pouvant atteindre six semaines. En règle générale, ce virus se transmet à partir de rongeurs infectés, principalement par l’intermédiaire de leur urine, de leurs excréments ou de leur salive.
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