Faits Divers
Le parquet de Marseille enquête sur des déclarations d’un candidat insoumis


Le député Sébastien Delogu, en lice pour la mairie de Marseille, fait l’objet d’une procédure pour diffamation publique après des propos tenus sur les forces de l’ordre lors d’un meeting.
Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Marseille à la suite de déclarations publiques du député La France insoumise Sébastien Delogu. Le magistrat a confirmé cette procédure, diligentée pour le délit de diffamation envers une administration publique. L’initiative fait suite à une saisine du préfet de région, qui a invoqué l’article 40 du code de procédure pénale après avoir estimé que les mots prononcés portaient une atteinte grave à l’engagement des forces de l’ordre.
Lors d’un rassemblement électoral samedi dernier, l’élu, candidat aux prochaines municipales, s’est exprimé aux côtés d’Assa Traoré. Il a fait référence au décès de son frère Adama Traoré en 2016, déclarant que l’affirmation selon laquelle la police tue provoquait des réactions vives, tout en rappelant le rôle des gendarmes dans cette affaire. La justice a pourtant prononcé à deux reprises un non-lieu en faveur des militaires impliqués, considérant que leurs actes, bien qu’ayant contribué au décès, étaient conformes au cadre légal. La famille a depuis formé un pourvoi en cassation.
Sur les réseaux sociaux, l’élu a répondu au préfet en affirmant que personne ne le ferait taire dans sa défense de la mémoire d’Adama Traoré et d’autres personnes décédées lors d’interventions policières. Il a dénoncé ce qu’il perçoit comme une ingérence dans le débat politique local.
Cette nouvelle controverse intervient alors que le parlementaire a officiellement lancé sa campagne pour la mairie de Marseille, avec l’ambition affichée de redonner le pouvoir aux citoyens. Sa candidature s’inscrit dans un paysage électoral marqué par une gauche divisée, face à une droite unie et à un parti d’extrême droite qui vise également la conquête de l’hôtel de ville.
L’élu est connu pour des prises de position qui suscitent régulièrement la polémique. Il avait notamment brandi un drapeau palestinien dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale et apporté son soutien à un blocus lycéen en 2023, ce qui lui avait valu une condamnation pour violences. Par ailleurs, une enquête préliminaire est en cours concernant la diffusion sur ses comptes sociaux de documents issus, selon les investigations, du vol du téléphone d’un chef d’entreprise.





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