News
Le Parc des Princes, enjeu majeur des municipales parisiennes

La question de la cession du stade historique au Paris Saint-Germain transcende les clivages politiques. Une majorité des têtes de liste se déclarent favorables à une transaction, tout en en dessinant des contours sensiblement différents.
L’avenir du Parc des Princes s’impose comme un dossier structurant de la campagne pour l’Hôtel de Ville. Alors que les discussions entre la municipalité propriétaire et le club de football sont au point mort depuis plusieurs années, une convergence se dessine parmi les principaux candidats. La plupart d’entre eux se prononcent désormais pour un transfert de propriété, rompant avec la position de la maire sortante, qui s’y était toujours opposée.
La candidate Les Républicains, Rachida Dati, a fait de la rétention du club dans la capitale un engagement fort. Son équipe de campagne estime qu’un investissement minimal de cent millions d’euros serait nécessaire pour moderniser l’enceinte, une dépense que la collectivité ne pourrait supporter seule. Elle envisage parallèlement de développer un pôle sportif et culturel aux abords du stade.
Du côté du Parti socialiste, le candidat Emmanuel Grégoire a évolué sur ce sujet. Il propose désormais de soumettre au Conseil de Paris deux scénarios pour débloquer l’impasse, un bail de très longue durée ou une vente assortie de clauses strictes. Celles-ci incluraient un droit de préemption pour la Ville et des garanties sur la préservation du bâti. Cette orientation ne fait pourtant pas l’unanimité au sein de sa coalition, certains partenaires écologistes réclamant une consultation populaire préalable.
Les candidats Pierre-Yves Bournazel et Sarah Knafo défendent également l’idée d’une cession. Le premier envisage d’affecter le produit d’une vente, qu’il évalue à un milliard d’euros, au financement de parkings souterrains. La seconde conditionne quant à elle la transaction à l’organisation d’un référendum local, tout en assurant que la Ville conserverait un droit de regard sur les éventuels aménagements futurs.
Cette dynamique en faveur de la vente se heurte cependant à des résistances. Des élus, notamment dans les rangs de la majorité sortante et de la gauche, mettent en avant la dimension patrimoniale du Parc des Princes. Ils redoutent une perte de souveraineté sur un équipement emblématique et s’inquiètent des conditions d’une transaction avec un investisseur étranger. Le Rassemblement national préfère, pour sa part, le maintien du cadre juridique actuel du bail emphytéotique, qui lie le club à la Ville jusqu’au milieu du siècle.
Le club, de son côté, réitère son exigence de devenir propriétaire pour engager les lourds travaux d’agrandissement et de modernisation qu’il juge indispensables à son développement. L’impasse actuelle avait conduit ses dirigeants à évoquer publiquement une possible relocalisation en région parisienne, une hypothèse qui a contribué à alimenter le débat politique. Les dernières estimations d’experts situent la valeur du stade, qui combine vétusté, contraintes de taille et situation exceptionnelle, dans une fourchette très large.

Faits DiversEn Ligne 6 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles
PolitiqueEn Ligne 4 joursMarine Le Pen veut transformer son congrès d’Orléans en rampe de lancement
PolitiqueEn Ligne 6 joursDarmanin veut que les patrons sachent ce que font leurs salariés pendant les violences
Faits DiversEn Ligne 7 joursAprès l’incendie de la mairie de Limoges, deux suspects interpellés
ÉconomieEn Ligne 7 joursL’unique usine française d’obus de 155 mm au bord du dépôt de bilan
ÉconomieEn Ligne 6 joursMoody’s maintient la note de la France en Aa3 et offre un répit à l’exécutif
SociétéEn Ligne 6 jours70 000 policiers et gendarmes face à un samedi de manifestations à hauts risques
PlanèteEn Ligne 5 joursLa sécheresse vide les paniers de champignons
















