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Le détroit d’Ormuz s’embrase, Téhéran frappe des bases américaines en Jordanie

Washington bombarde l’île iranienne de Larak et Téhéran réplique en Jordanie. L’accalmie d’un mois vient de voler en éclats au Moyen-Orient.

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Le détroit d'Ormuz s'embrase, Téhéran frappe des bases américaines en Jordanie

Washington bombarde l’île iranienne de Larak et Téhéran réplique en Jordanie. L’accalmie d’un mois vient de voler en éclats au Moyen-Orient.

Les forces américaines ont mené des frappes sur deux lanceurs iraniens, situés sur l’île de Larak dans le détroit d’Ormuz. Les militaires disent avoir agi après avoir repéré des Gardiens de la Révolution en train de préparer des roquettes chargées de mines marines. Le bilan officiel fait état de deux morts et deux blessés.

Peu après, Téhéran a riposté en visant des installations américaines sur deux bases aériennes en Jordanie. Les Gardiens de la Révolution menacent de répondre avec encore plus de force à toute nouvelle hostilité. Cette escalade vient briser un mois d’accalmie, même si des tirs épars continuaient d’animer la région, en particulier autour du détroit d’Ormuz.

Ce passage maritime est au cœur du conflit qui oppose Washington à Téhéran depuis fin février, quand les États-Unis et Israël ont lancé des frappes conjointes contre l’Iran. Avant la guerre, un cinquième des hydrocarbures mondiaux transitait par ces eaux. Aujourd’hui, l’Iran en verrouille l’accès et les États-Unis imposent un blocus des ports iraniens, tout en affirmant vouloir protéger la libre circulation du commerce. Ils annoncent d’ailleurs avoir fini de déminer les voies de navigation.

Ce regain de tension se reflète immédiatement sur les marchés. Les prix du pétrole sont repartis à la hausse et le baril de Brent, la référence internationale, a brièvement franchi le seuil des 90 dollars. L’économie mondiale reste marquée par cette guerre qui a déjà fait flamber l’or noir. Un cessez-le-feu avait pourtant été signé en avril, puis un protocole d’accord pour mettre fin au conflit en juin. Mais dès juillet, les hostilités ont repris et les négociations sont au point mort.

Du côté de Washington, on veut désormais gagner par l’économie. La guerre est impopulaire et les élections de mi-mandat approchent. L’administration Trump a donc dégainé un nouveau paquet de sanctions dites secondaires, qui visent non pas l’Iran directement, mais ses partenaires commerciaux, dans l’or, la technologie, le transport maritime ou l’aviation. Le secrétaire au Trésor doit réunir ses homologues du G20, dont la Chine, qui reste un partenaire économique majeur de Téhéran. Pékin a prévenu qu’elle défendrait fermement ses intérêts.

Le président chinois Xi Jinping assiste à un sommet de l’OCS, où sont aussi attendus les présidents iranien Massoud Pezeshkian et russe Vladimir Poutine. Le Pakistan, présent via son Premier ministre, joue le rôle de médiateur dans ce conflit. Si Téhéran reconnaît traverser de nombreuses difficultés économiques, la République islamique assure que les pressions américaines n’obtiendront rien.

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