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Économie

Le Chili de Kast dévoile son plan économique pour une « rupture » annoncée

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_**Le président chilien a présenté un vaste train de mesures visant à relancer la croissance. Ce projet, qualifié d’urgent par l’exécutif, suscite déjà la controverse dans l’opposition.**_

Le gouvernement chilien a détaillé son premier grand projet de réforme économique, un ensemble de plus de quarante dispositions destinées, selon ses termes, à opérer une rupture avec la politique menée jusqu’à présent. Ce plan, baptisé « reconstruction nationale », doit être transmis au Parlement dans un délai très court.

Lors d’une allocution télévisée, le chef de l’État a affirmé que l’objectif était de sortir le pays d’une période de stagnation. Il a réitéré sa volonté de mettre en place un « gouvernement d’urgence », une promesse de campagne. L’ambition affichée est de porter la croissance économique à quatre pour cent d’ici la fin du mandat présidentiel.

Le texte législatif prévoit notamment un allègement graduel de l’impôt sur les sociétés, dont le taux passerait de vingt-sept à vingt-trois pour cent. Il inclut également une réduction temporaire de la taxe sur la valeur ajoutée pour l’acquisition de logements neufs, ainsi que des dispositions concernant le marché du travail et l’immobilier. Pour le pouvoir, ces mesures doivent bénéficier à des centaines de milliers d’entreprises et dynamiser l’investissement.

Cette initiative intervient dans un contexte de tensions sur les finances publiques, marquées par un déficit et un niveau d’endettement que l’exécutif actuel juge préoccupants. En parallèle de ce projet, l’administration a déjà engagé un resserrement des dépenses de fonctionnement de l’État et annoncé un plan d’austérité visant à réduire substantiellement les dépenses publiques dans les dix-huit prochains mois.

La coalition au pouvoir, qui ne dispose pas d’une majorité parlementaire suffisante pour faire adopter le texte seule, a choisi de regrouper des propositions variées afin de faciliter les négociations. Cette stratégie a conduit l’opposition à qualifier le projet de loi « tutti frutti », dénonçant un assemblage hétéroclite.

Les partis de gauche contestent vigoureusement la philosophie du plan, estimant qu’il combine des réductions d’impôts favorables aux catégories les plus aisées et des coupes dans les budgets publics. Ils remettent en cause la cohérence d’un discours qui invoque la nécessité de l’orthodoxie budgétaire tout en proposant des baisses de recettes fiscales.

L’adoption de cette réforme constituera un premier test politique majeur pour le président. Son succès ou son échec au Congrès sera perçu comme un indicateur de sa capacité à mettre en œuvre son programme économique, dans un pays où les préoccupations financières ont récemment pris le pas sur les questions de sécurité dans les sondages d’opinion.

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