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Le chef de l’État français atteint des niveaux d’impopularité historiques
Le président Emmanuel Macron rejoint son prédécesseur François Hollande au plus bas des sondages de confiance, dans un contexte de crise politique persistante et de défiance accrue des Français.
Selon un récent baromètre d’opinion, la cote de confiance du président de la République s’établit désormais à 11 %, en recul de cinq points par rapport au précédent exercice. Cette chute place le chef de l’État au niveau le plus faible jamais enregistré par François Hollande en novembre 2016. La baisse est particulièrement marquée chez les seniors et les retraités, deux catégories qui lui étaient traditionnellement plus favorables.
Dans le même temps, le Premier ministre connaît une dynamique inverse, avec une progression de cinq points de sa cote personnelle depuis sa nomination. Il bénéficie d’un regain de soutien chez les électeurs les plus âgés, contrastant avec l’effritement constaté pour le locataire de l’Élysée.
Les observateurs politiques relèvent un profond sentiment de lassitude dans l’opinion, ainsi qu’une forme d’incompréhension face aux péripéties institutionnelles récentes. La dissolution de l’Assemblée nationale, à l’origine de l’actuelle fragmentation parlementaire, est régulièrement citée comme un facteur explicatif de cette défiance.
Depuis les élections législatives, l’exécutif doit composer avec une Chambre sans majorité claire, où les alliances évoluent au gré des textes. Trois chefs de gouvernement se sont succédé, chacun confronté à la difficile adoption du budget dans un contexte de risques de motion de censure.
Le président, qui affirmait récemment vouloir laisser toute latitude à son Premier ministre sur les questions nationales, semble peiner à maintenir cette distance. Ses prises de parole sur des sujets sensibles, comme l’avenir du système des retraites, ont pu être perçues comme des interférations dans la ligne gouvernementale.
Sur la scène internationale, le chef de l’État multiplie les interventions, des dossiers ukrainiens à la reconnaissance de la Palestine. Mais cette activité diplomatique ne semble pas infléchir le jugement des Français, davantage préoccupés par les incertitudes budgétaires et l’instabilité politique intérieure.
Certains proches estiment que le président gagnerait à se concentrer sur son rôle de représentation extérieure, laissant son Premier ministre incarner la politique nationale. Ils soulignent qu’une impopularité aussi marquée pourrait affaiblir la position française dans les négociations internationales.
Les analystes s’interrogent désormais sur la possibilité de voir la cote présidentielle passer sous la barre des 10 %, un niveau jamais atteint sous la Ve République. Une telle évolution signerait, selon les experts, une rupture définitive entre le chef de l’État et une large partie de l’opinion publique.
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