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L’Assurance maladie déploie ses espions numériques pour traquer les fraudeurs sur les réseaux sociaux

Face à l’explosion des escroqueries en ligne, une nouvelle unité d’enquêteurs spécialisés infiltre Snapchat et Telegram pour démanteler les réseaux criminels.
L’Assurance maladie a renforcé son arsenal contre les fraudes en ligne en créant six pôles interrégionaux d’enquêteurs judiciaires (PIEJ). Ces équipes, basées dans des villes comme Paris, Lille ou Marseille, sont composées de 60 agents dotés de pouvoirs d’enquête étendus et d’outils technologiques de pointe. Leur mission ? Infiltrer les réseaux sociaux, notamment Snapchat et Telegram, pour débusquer les escrocs qui exploitent les failles du système de santé.
Ces enquêteurs traquent principalement des fraudes de grande envergure, souvent liées à des réseaux organisés. Parmi les pratiques les plus courantes figurent la vente de faux arrêts de travail ou d’ordonnances falsifiées pour des médicaments coûteux, destinés à être revendus illégalement. Selon un enquêteur, ces réseaux criminels s’apparentent parfois à du « grand banditisme », avec des structures sophistiquées et des profits colossaux.
En 2024, les efforts de l’Assurance maladie ont permis de détecter et de stopper des fraudes représentant un préjudice de 628 millions d’euros, soit une augmentation de 35 % par rapport à l’année précédente. Cette hausse témoigne à la fois de l’ampleur du phénomène et de l’efficacité des nouvelles méthodes de lutte.
Cette stratégie offensive marque un tournant dans la lutte contre les fraudes à la Sécurité sociale. En s’adaptant aux nouvelles technologies et en investissant massivement dans des équipes spécialisées, l’Assurance maladie espère endiguer un fléau qui menace les finances publiques et la confiance des citoyens dans le système de santé.

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